mercredi 7 novembre 2007

[21septembre] COMMUNIQUE DU MRAP - Sarkozy et les methodes facsistes contre les etrangers !!!

COMMUNIQUE DU MRAP - Sarkozy et les methodes facsistes contre les etrangers  !!!
 
Lille
Le 5 novembre 2007                                                                                                    
  
COMMUNIQUÉ   DE  PRESSE 
 
« Au moment où Nicolas Sarkozy, Président de la République , en appelle au durcissement de sa politique d'immigration notamment en demandant aux services de l'Etat de procéder aux fichages des personnes migrantes, la Fédération Nord Pas de Calais du MRAP est scandalisée par la découverte à Dunkerque de migrants marqués au feutre indélébile.
Les militants du MRAP de Dunkerque ont appris, avec horreur qu'après un contrôle de police ces hommes avaient été ainsi étiqueter.
Quoiqu'il en soit, nos militants sur le terrain, tous les jours, notre organisation restent vigilants pour que les pratiques de tristes mémoires ne soient pas de nouveaux utilisés pour régler une question qui demande du dialogue, du respect et de la reconnaissance.
Le témoignage des réfugiés ne peut être contesté. La parole reste leur seul repère en tant qu'humain puisque leur condition de vie, leur souffrance les laissent dans une situation à peine appelée d'humaine.
Le témoignage est la seule garantie pour que les droits de l'homme soient protégés et la parole de celles et ceux qui sont entre deux mondes, ne soit plus méprisée.
Nous demandons solennellement à Monsieur Le Préfet de faire la lumière sur cette situation et de sanctionner les personnes qui auront usé de ces pratiques d'un autre âge. »
 
Contacts :
Jean-Claude DULIEU : Président de la fédération Nord Pas de Calais, Vice-Président national : 06.98.78.92.04
Aïssa ZAIBET : Secrétaire du comité local de Dunkerque : 06.63.81.56.74
MRAP Nord Pas de Calais : 03.20.85.13.18




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Tél : 0496 40 33 09 - 0473 62 87 33
 
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mardi 6 novembre 2007

[21septembre] Deux grévistes de la faim afghans hospitalisés à Saint-Gilles

Deux grévistes de la faim afghans hospitalisés à Saint-Gilles

 
Deux grévistes de la faim afghans ont été admis lundi soir dans un état jugé sérieux à l'hôpital de Saint-Gilles. Les deux victimes appartiennent à un groupe de dix-huit Afghans qui mènent actuellement une grève de la faim dans les locaux du stade communal d'Evere.

C'est ce qu'a indiqué lundi soir le porte-parole des grévistes de la faim, Pol Van Camp. Les Afghans mènent leur grève de la faim depuis près de 50 jours dans l'espoir de bénéficier du statut de la protection subsidiaire. Deux d'entre eux se trouvent à présent à l'hôpital.

"Etant donné que ces personnes ne savent plus où elles se trouvent, on va voir si elles ne souffrent pas de lésions au cerveau", selon le communiqué de presse. "Faut-il un décès pour que les médias et les politiques accordent davantage d'attention à cette situation incompréhensible?", indique-t-on encore. Depuis vendredi dernier, Pol Van Camp a rejoint le rang des grévistes de la faim. (belga)


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lundi 5 novembre 2007

[21septembre] LIGUE DES DROITS DE L'HOMME - 7/24:30! - Quotidien sous contrôle - La semaine thématique de la LDH

Si ce message ne s’affiche pas correctement, ouvrez le fichier ci-joint ou RDV sur http://www.liguedh.be/web/Eve_Campagnes.asp


SEMAINE THEMATIQUE:
"7/24:30! - Quotidien sous contrôle "

"7/24:30! - Quotidien sous contrôle"
Du 10 au 16 décembre
Maison du Peuple de St-Gilles
37, Parvis Saint-Gilles

 « 7/24 :30 ! ». Sous ce titre générique mystérieux (7j/7, 24h/24 : 30 articles de la DUDH !) se cache la première édition de la semaine thématique de la Ligue des droits de l’Homme.

Pendant une semaine, la LDH vous invite à participer avec elle aux nombreuses activités organisées autour du thème de la vie privée et de la société de la surveillance.

Au travers de débats, de formations, de projections de film, de concerts, de spectacles d’impro et de danse, d'expositions… nous vous invitons à découvrir et à réfléchir, avec nous, sur les dangers qui guettent, au quotidien, ce droit, aussi fondamental qu'intime, qu'est notre vie privée. 

Pour en savoir plus sur "7/24:30! - Quotidien sous contrôle": http://www.liguedh.be/web/Eve_Campagnes.asp

Pour télécharger le programme complet des activités:
http://www.liguedh.be/medias/926_PROG_COMPLET.pdf

Nous vous rappelons d'ors et déjà trois rendez-vous incontournables de cette semaine thématique:

Le jeudi 6/12 : Enregistrement du jeu des dictionnaires
Le vendredi 14/12:
Match d'improvisation sur le thème de la vie privée
Le samedi 15/12: Concert de Daniel Hélin & The Velvet Sisters

Attention, le nombre de places étant limité, réservez les au plus tôt!

Infos et réservations:
02/209 62 80 – réservations@liguedh.be - www.liguedh.be

 

 

Programme succinct:
Si une activité particulière vous intéresse, cliquer sur le lien pour plus d'infos.

Lundi 10/12
18h>22h - Apéro urbain, vernissage et visite des expositions et installations
19h30 - Remise des 'Même pas peur!' Awards


Mardi 11/12
9h>18h - Formation: « Le secret professionnel dans les pratiques psycho-médico-sociales »
20h -  Projection « Citizen Cam » de Jérôme Scemla + débat :« Les multiples facettes de la vie privée »


Mercredi 12/12
14h>17h - Formation pour les jeunes : « Hey, Big Brother, ma vie privée est en danger ?"
20h - Projection « Faceless » de Manu Luksch suivie d’un débat en présence de la réalisatrice : « Impact des technologies sécuritaires sur la vie privée des individus »

Jeudi 13/12 
9h>16h30 - Formation: "Travail social: pressions sur la déontologie"
20h - Projection « La vie des autres » de Florian Henckel von Donnersmarck + débat : « Conversations secrètes ? »

Vendredi 14/12
14h>17h -
Rencontre-débat: "Vie familiale : une affaire de vie privée?"
20h - 
Match d’impro sur le thème de la vie privée

 Samedi 15/12
15h>17h - Balade-découverte: "On veille sur vous, on vous surveille"
20h30 - Concert : Daniel Hélin & The velvet Sisters

Dimanche 16/12 
16h>22h - Initiation à la danse de salon+Thé Dansant avec DJ Piiit+Clôture des installations artistiques

Et durant toute la semaine, des expositions permanentes, des installations artistiques et autres surprises sur le thème de la vie privée seront accessibles en permanence.

Pour télécharger le programme complet des activités:
http://www.liguedh.be/medias/926_PROG_COMPLET.pdf



 

Infos et réservations:
02/209 62 80 -
reservation@liguedh.be

"7/24:30! - Quotidien sous contrôle"
Du 10 au 16 décembre
De 14 à tard le soir !
Maison du Peuple de St-Gilles
37, Parvis Saint-Gilles

Avec le soutien de nos partenaires:

La COCOF

La Communauté française de Belgique (service Education permanente)

La Communauté française de Belgique (service Egalité des chances)

Le Soir

 Passe-Partout

Radio Nostalgie

Librairie Filigranes

[21septembre] 47 jours de greve de la faim pour les Afghans !!

47 jours de greve de la faim pour les Afghans !!
 
La grève de la faim d'Evere dure depuis 47 jours et l'état des grévistes devient de plus en plus préoccupant.
Pour résoudre cette crise  l'Office des Etrangers a proposé d'octroyer aux grévistes un droit de séjour  de six mois prorogeable pour raisons médicales.

Certains grévistes, pour la plupart marocains et algériens, l'ont accepté.

Les Afghans ont refusé cette solution.

Parce que dans six mois, dans 9 mois ou dans un an, il y aura toujours la guerre en Afghanistan. Les Afghans ne veulent pas d'une rallonge de six mois, ils veulent un droit de séjour définitif sur base du fait que  leur pays est en conflit armé.

Ils ne veulent pas être contraints de refaire des grèves de la faim tous les six mois pour pouvoir rester légaux en Belgique.

L'attitude du gouvernement belge et des autorités d'asile à l'égard des Afghans est inadmissible et criminelle.

Paul Van Camp, un belge de 66 ans, a décidé de se mettre en grève aux côtés des Afghans, en pensant faire ainsi bouger l'opinion publique,  surtout du côté flamand.

Tout le monde s'accorde pour dire que la situation en Afghanistan est de pire en pire.
 
Malheureusement la situation des Afghans en Belgique empire elle aussi.


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[21septembre] Appel à tous

Appel à tous
 
Le samedi 17 novembre 2007, une délégation belge prend la route vers Calais pour une rencontre de solidarité avec les migrants et l'association « Salam ».
 
Cette visite prolonge l'élan de solidarité entamé lors d'une première rencontre en janvier 2007 à l'initiative de l'association « Christelijke Werker » de Gand. Elle veut encourager la lutte quotidienne de tous ces migrants, certes en situation irrégulière mais avant tout en recherche d'une terre où vivre simplement mieux.
 
Des centaines de migrants se réfugient chaque année dans le Calaisis en attente de trouver un moyen pour atteindre l'Angleterre. Leurs circonstances de vie sont extrêmement difficiles depuis que le gouvernement français a ordonné la fermeture du centre d'accueil de la Croix Rouge de Sangatte, le 5 novembre 2002.  A la rue même en plein hiver, ils vivent et dorment dans des dunes, des hangars, à l'abris d'anciens bunkers, et ne survivent que grâce au soutien de citoyens et d'associations dont l'association SALAM, Soutenons Aidons Luttons Agissons pour les Migrants et les pays en difficulté. (info et photos sur http://www.associationsalam.org/)
 
Des bénévoles se rassemblent pour organiser des distributions de nourriture et de vêtements mais aussi pour protéger les personnes migrantes des attaques odieuses de la police. Celle-ci mène une véritable « chasse aux illégaux » et rase leurs camps de survie (exemple de Loon-Plage), mais attaque également les citoyens auteur de cette solidarité humanitaire (2 bénévoles de SALAM poursuivis pour des faits supposés de diffamation envers la police).
 
Puisque les migrants sont bel et bien présents sur les côtes françaises, et que l'Etat réprime au lieu de résoudre, c'est à nous d'agir et à manifester notre solidarité envers eux et leurs soutiens !
 
Ce que vous pouvez faire :
 
-         Vous joindre au voyage du 17/11
-         Aider à récolter :
o       Des couvertures et sacs de couchage
o       Des vêtements chauds (pour enfants et adultes)
o       Des vivres non périssables (des conserves de légumes, soupe, riz… )
o       Des produits d'hygiène
       -     Soutien financiers Catholic Worker nr 736-0011516-37, Solidariteit Calais
 
Vous pouvez déposer les récoltes à la maison médicale du 106, rue des Pâquerettes, 1030 Bxl , ou nous contactez au 0473/62.87.33  ou  0474/92.35.62
 
Lien Christelijke workers : http://www.catholicworker.be/calais.html
 
Organisaties die nu reeds steunen/meegaan:
Vluchtelingen Aktie Komitee
Victoria Delux
Protestantse Rabotkerk VPKB
Gemeenschap van de Goede Herder
Hand in Hand Heirnis
Werkgroep Vluchtelingen Gent
CRER Brussel
 
Un co- voiturage sera organisé au départ de Bruxelles (ou si il y a d'autres candidats, d'autres villes)
Une camionnette serait aussi la bienvenue
 
Contact pour l'organisation des départs 0473/62.87.33 ou 0474/92.35.62
 
Sincèrement merci
 
 
On vous invite à voir quelques photos de cette rude réalité sur http://www.prioriteouverture.com/
 
Organisations qui soutiennent actuellement:
Vluchtelingen Aktie Komitee
Victoria Delux
Protestantse Rabotkerk VPKB
Gemeenschap van de Goede Herder
Hand in Hand Heirnis
Werkgroep Vluchtelingen Gent
CRER Brussel
 


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samedi 3 novembre 2007

[21septembre] Dans le Centre fermé 127 bis

Dans le Centre fermé 127 bis

HUGUES DORZEE -  Le Soir - samedi 03 novembre 2007, 13:06

Laissez-passer d'un jour au centre fermé. Entre bruits d'avion, visages d'enfants et départs forcés. Reportage.

Tchetcheni mon Amour » (sic), « Bienvenu RDC », « Jesus my god », « Allez vous faire foutre ! »… Dans les couloirs du centre 127 bis, les murs parlent d'eux-mêmes. Tags enragés, slogans calligraphiés, dessins naïfs ou réalistes, une véritable tour de Babel. Des murs de blocs grossiers, salis par le temps. Où des dizaines d'illégaux, demandeurs d'asiles déboutés, ont déposé, au détour de leur détention, quelques états d'âme, des souvenirs lointains, beaucoup de colère rentrée. Nous sommes dans l'aile gauche du « 127 bis », celle réservée aux hommes. Au cœur du cinquième centre fermé pour étrangers de Belgique (Vottem, Bruges, Merksplas et Melsbroek). Là où transitent la plupart des « indésirables » avant leur rapatriement plus ou moins forcé. Un établissement construit en 1994 juste à côté de la piste de décollage de Bruxelles national. Le seul à accueillir des familles et des enfants…
 
Ce mardi 30 octobre, l'Office des étrangers a accepté, exceptionnellement, de nous accorder un droit de visite « Nous voulons être complets et transparents », dit sa porte-parole, Dominique Ernould. Pendant plusieurs heures, nous pouvons parcourir, sans restriction aucune, les lieux.
« La vie du résident commence ici… », nous explique la directrice, Carla De Becker, dans un très bon français. C'est le local d'admission (dite procédure « intake »). Le « résident » est fouillé, photographié, informé de ses droits et devoirs. S'il a des bagages trop volumineux, ils sont stockés. « Les chambres ne sont pas immenses, et on veut éviter les vols. » GSM, médicaments, objets en verre (miroir, parfums.) et coupants (rasoir…) sont prohibés. « Il y va de leur sécurité, celle du personnel et des autres résidents. » Un dossier d'admission est constitué. L'assistante sociale lui explique la procédure. Le « résident » reçoit un badge avec photo et numéro de dossier. « C'est utile pour faire l'appel après la promenade, s'assurer que tout le monde est bien rentré », explique la directrice. Un homme pénètre dans la pièce. « Vous n'avez rien en poche ? », lui demande un agent en enfilant un gant en plastique bleu. Le jeune Brésilien fait « non » de la tête. Il a le regard triste. Restera-t-il un jour ou quatre mois ? Au 127 bis, les pronostics ne sont jamais infaillibles…
 
Du local « in take », nous passons aux cellules d'isolement. Il y a en quatre. L'une est hors service. Aujourd'hui, elles sont vides. « Mais ça reste une mesure exceptionnelle », prévient Carla De Becker : 79 mises au cachot en 2006 (5 femmes, 74 hommes). La plupart pour « coups et blessures » ou « trouble de la sécurité ». Un matelas posé sur un sommier en béton, un WC en acier galvanisé, une couverture, le « strict minimum ». Sutka, Tuzlan, Hassan… Ici aussi, les murs parlent et les mots claquent (« Fuck you Belgium », « sale Flamant ! »…). « C'est 24 heures d'isolement au maximum avec l'aval de la direction, précise Dominique Ernould. Pour une prolongation en cas de trouble de l'ordre public, c'est le directeur de l'Office qui est compétent ».
Nous entrons ensuite dans le quartier médical. Quatre infirmières et un médecin généraliste y sont attachés. Une femme bulgare et ses enfants attendent sur un banc. Deux gardiens les surveillent. L'odeur d'éther envahit la pièce. Un bruit sourd d'avion en plein vol surgit de nulle part. « Nous recevons les gens sur demande, de 7 h 30 à 18 h et souvent plus tard, explique Hilde, une infirmière. Ils s'inscrivent sur une liste, nous faisons le tri. »
 
Le dispensaire est surchargé. « Beaucoup ont besoin de parler, c'est une occasion pour eux de sortir de l'aile », ajoute Tinne, sa collègue. Maladies chroniques, accidents de sport, blessures diverses… L'équipe doit être polyvalente. « Les cas les plus lourds (tuberculose, hépatite…) sont évidemment pris en charge à l'extérieur. Idem pour les suivis gynécologiques », insiste la directrice qui ajoute : « Le seul compétent pour les prescriptions de médicament, c'est le médecin. » Hilde ajoute : « Certains viennent nous voir avec des maladies imaginaires, des demandes d'attestation pour leur dossier, des choses irréalisables. » Angoisses liées à la détention, insomnies, barrage de la langue, histoires personnelles… L'infirmerie est le lieu de toutes les souffrances et de toutes les peines. « On fait notre travail au mieux, se défend Hilde. On leur donne le bien qu'il faut. »
 
Nous traversons la cour intérieure. Derrière le double grillage, nous apercevons le chantier en cours. Une nouvelle aile, huit chambres, quatre cellules d'isolement. La fin des travaux est prévue fin 2008. « On est un peu à l'étroit, confie Carla De Becker. Surtout pour accueillir les résidents d'un jour, qui viennent entre autres de Vottem, avant d'être rapatriés. » Faute de place certains aujourd'hui sont contraints de passer une nuit en cellule d'isolement…
La cour est vide, le béton fissuré. Quelques ballons traînent dans l'herbe. Un seau d'eau est rempli de mégots. Le panneau de basket n'a pas de filet. Les charters se succèdent au loin. Deux heures par jour, les femmes et les familles, de 13 à 15 h, les hommes, de 15 à 17 h ont le droit de profiter de cette enceinte extérieure…
 
Nous entrons dans l'aile gauche, réservée aux détenus masculins. Ils sont une quarantaine au maximum. Douze chambres sont réparties de part et d'autre d'un long couloir. À l'entrée, il y a un combiné téléphonique Belgacom et le local de l'assistante sociale. « C'est ici qu'ils peuvent appeler gratuitement leur avocat, régler un problème, obtenir un journal ou des choses utiles (une carte de téléphone, un rasoir…) en présentant leur badge. » Une demi-heure de « nettoyage des déchets » et le « résident » peut obtenir un bon de 5 euros…
 
Dans l'aile, l'air est enfumé. Les murs sont décrépis, les visages abattus. Dans le réfectoire, le téléviseur est branché sur MTV, des clips de R&B défilent en boucle. Un « Merry Christmas » en guirlande rouge se détache. Notre présence intrigue. Les langues se délient. Un Camerounais en veste de cuir nous parle de son GSM « confisqué ». Un Syrien de son boulot « laissé en Allemagne ». Un grand Black nommé Lumumba, de sa demande d'asile qui n'aboutit pas. La plupart sont en sandales, ils regardent les heures passer.
 
Chagrin, mélancolie et amertume se lisent dans les regards. Dans leurs chambres, toujours ces graffitis inscrits sur les murs. Quatre lits par terre, des fenêtres renforcées. « En 2002, après avoir enregistré 25 évasions, nous avons doublé le vitrage avec une plaque en polycarborne », explique la directrice. Le 4 novembre 2006, une gardienne a été violemment agressée par un détenu armé de ciseaux. Le personnel (90 agents, 10 éducateurs, 5 assistants sociaux, plus la direction) reçoit quelques formations (gestion de la violence, sécurité, communication…). Mais il faut composer avec les différences culturelles, la promiscuité, les peurs, les risques liés à l'univers carcéral… Récemment, un détenu est mort d'overdose. Durant l'été, l'affaire Angelica a provoqué des mouvements d'humeur. À l'occasion de la Saint-Nicolas, les ONG manifestent au pied du centre. « Cela crée des tensions, des incompréhensions et des colères qu'il faut gérer. »
Nous entrons dans l'aile jaune, réservée aux familles et enfants. En 2006, 2.228 détenus ont transité par le 127 bis : 1.693 adultes, 537 enfants. Parmi les pays les plus représentés figurent la Russie, la Roumanie, la Bulgarie, la Serbie et le Brésil.
 
Sandra, la surveillante responsable, câline un petit garçon afghan. La télé est branchée sur Kanvas. Une maman et sa fille jouent au jeu de l'oie. L'atmosphère est moins pesante que chez les hommes, mais les mines tout aussi moroses. Une ado nous invite dans le « fumoir ». « Regarde, dit-elle en souriant. Les « résidents » ont assemblé des dizaines de paquets de Marlboro vides et réalisé un petit… sapin de Noël ! Et toujours ces mêmes murs délavés. Ces mêmes « dazibao », dizaines de phrases, dessins ou slogans…
 
Onze enfants sont aujourd'hui détenus, dont cinq Afghans. Cinq éducateurs, et depuis septembre, deux enseignantes, sont chargés de leur encadrement. Le 127 bis manque de place : deux chambres ont été transformées en salle de détente (dessin, jeux…). Un préfabriqué (40 m2) devrait servir de classe d'ici peu. De 10 à 11 h 30, Linda, régente en langues et en histoire, dispense quelques leçons : « Lire, écrire, compter, mesurer, des modules quasi sur mesure, car les niveaux et les âges varient tellement. » « Être », « avoir », « to be », « demain », « lundi »… Des petits panneaux et des visages d'enfants : Roman, 13 ans, Kazakstan ; Ranik, 8 ans, Afghanistan ; Arthur, 11 ans, Ukraine, etc. « Leur maîtrise du français ou du néerlandais est très variable. Prenez Arthur, il est né ici, il a un très bon niveau. » Né ici, enfermé… ici. Quelques heures par jour à peine pour sortir de ces murs tristes. Dehors, deux modules en plastique délavé, le tarmac défoncé par les camions du chantier, de la boue et toujours ces avions au loin…
 
« Nous faisons tout ce qui est possible pour les rendre heureux », dit une surveillante avec conviction. Nous repensons aux pictogrammes affichés dans le quartier réservé au personnel : « loyauté, qualité, disponibilité, responsabilité, etc. ». Kim, l'assistante sociale, ajoute : « Ils font des jeux, du dessin, des promenades ». Carla De Becker précise : « Les adultes ont choisi leur voie, les enfants ils n'y peuvent rien. C'est pas simple, mais c'est la moins mauvaise des solutions. »
 
Nous retraversons l'aile jaune. Un petiot aux yeux d'amande nous crie « photo, oui, photo ». Une mère en jupe longue nous regarde, rongée par le silence. Nous franchissons dans l'autre sens le double grillage. Reste à aborder la procédure « out take ». Le départ. Le rapatriement. La déportation. À chaque corps son vocable. Fouille, remise des effets personnels, signature… Un laissez-passer délivré par le pays d'origine. Un rapatriement sur une base volontaire (via l'Office des migrations), accompagné, escorté ou en vol sécurisé. Tout dépend, comme le précise le DVD réalisé par le SPF Intérieur et présenté au « résident » la veille de son départ, de son « degré de coopération » et de son « comportement ». Un départ en avion, à l'autre bout de la piste. Une autre histoire qui recommence loin des murs tagués du 127 bis.


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vendredi 2 novembre 2007

[21septembre] Conférence/Débat sur l’accord Immigration de l’Orange-Bleu.

Conférence/Débat sur l'accord Immigration de l'Orange-Bleu.
N'hésitez pas à diffuser cette invitation
Merci !
Oscar Flores
 
 
Régularisation . . . Vous avez dit « REGULARISATION » ??
 
LUNDI 5 NOVEMBRE à 18h au Théâtre Molière
 
Dans les galeries de la Porte de Namur, deux entrées pour arriver, la première à côté du ciné Vendôme (Chaussée De Wavre)
et la deuxième à la sortie du métro Porte de Namur (côté Quick) sur votre gauche.
 
Info : au 0496 40 33 09
 
Le 9 octobre dernier, l'Orange-Bleu nous a fait connaître son premier accord politique sur « l'immigration et l'asile », après 121 jours sans gouvernement.
Dans l'accord plusieurs points ont été décrits comme des solutions à la gestion de l'immigration en Belgique et la régularisation des sans papiers, comme par exemple ;
 
1 – Un « ministre de l'immigration »,
2 – Une « Green Card » pour régulariser les travailleurs sans papiers,
3 – Une « circulaire ministérielle » pour régulariser ces travailleurs,
4 -  Un conseil consultatif qui devrait donner « un avis » sur la question,
5 – Des casernes pour enfermer les familles et les enfants sans papiers,
6 – Des critères plus restrictifs en matière de regroupement familial,
 
Nous avons voulu comprendre plus en détail cet accord, pour ce faire nous avons invité des représentants des partis de l' « Orange-Bleu », qui ont participé à cet accord, mais également des partis de l'opposition et des avocats pour nous expliquer les raisons de cette nouvelle politique d'immigration et ses conséquences pour les prochains 4 ans.
 
 
Prises de parole ;
 
> Georges Henri Beauthier
Maître Beauthier est un avocat international renommé dans le domaine des droits de l'homme,
 connu pour son rôle dans l'accusation contre l'ancien dictateur chilien Augusto Pinochet.
 
> Bernard Clerfayt
Vice-Président du FDF (MR), Député Bruxellois et Bourgmestre de Schaerbeek
 
> Joëlle Milquet
Présidente du CDH
 
> Christian Dupont
Ministre Fédéral de l'intégration sociale, responsable de FEDASIL (centres ouverts pour demandeurs d'asile) et membre du PS
 
> Tinne Vanderstraeten
Parlementaire Fédérale GROEN (verts)
 
Modérateurs ;
 
> Betty Cleren - Journaliste à la RTBF
> Oscar Flores - Membre de la Coordination pour la régularisation et la libre circulation (CRER)


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jeudi 1 novembre 2007

[21septembre] EXPULSIONS !!

Monsieur Joseph LAWSON est Togolais, il vit à Liège depuis 8 ans. Avis
négatif demande d'asile, en recours Conseil d'Etat, il est enfermé à
Merxplas, l'Office des Etrangers veut le déporter à Lomé ce samedi 3
novembre 2007.
Nous avons repéré deux vols qui peuvent l'emmener :

à 9 h 40 vers Paris le vol SN 3631
protest mail : info@brusselsairlines.com
protest-fax : 02/7328298
Présence Zaventem : 7 h 40

à 12 h 30 vers Tripoli par Afriqiah Airways 8U925
protest-mail : info@afriqiyah.be
protest-fax : 02/7532029
Présence Zaventem : 10 h 30

Merci pour Lui
Jacques CHEVALIER
CRACPE-Liège
www.cracpe.tk

(1) le terme "déportation" est celui utilisé en aéronautique pour
qualifier une expulsion, un rapatriement forcé.


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