mercredi 25 juin 2008

[21septembre] Scandaleux: Bahar sera rejugé !

COMMUNIQUÉ DU CLEA

 

ACHARNEMENT JUDICIAIRE 

LA COUR DE CASSATION SUIT TOTALEMENT LE PROCUREUR DELMULLE

ET ORDONNE QUE SOIT REJUGÉE L'AFFAIRE DHKP-C.

POUR LA QUATRIÈME FOIS…

 

 

 

Ce mardi 24 juin, à 17 heures 58, le verdict –tout simplement scandaleux– est tombé. Le Président Edward Forrier, au nom de la Cour de Cassation (deuxième Chambre flamande), a donné entièrement raison au Procureur Johan Delmulle. Dans un texte lapidaire, dont la lecture n'a pris que huit minutes, la plus haute Cour s'est ainsi entièrement rangée à l'avis du magistrat fédéral, contestant  l'Arrêt prononcé le 7 février dernier par la Cour d'Appel d'Anvers.

Conséquence directe du jugement prononcé ce jour ? Un nouveau procès (le quatrième) sera donc intenté contre les 7 membres présumés de l'organisation turque DHKP-C (dont Bahar Kimyongür), mais devant la Cour d'Appel de Bruxelles cette fois.

 

On s'en souvient : à travers un procès mené de manière tout à fait exemplaire, les juges anversois avaient démonté chacune des charges montées à l'encontre des prévenus par J. Delmulle, et abouti –au terme de six audiences ayant respecté les droits de la défense– à un constat d'évidence: peu importe que les prévenus en soient membres, «dans ses activités menées en Belgique, le DHKP-C n'y a été ni une association de malfaiteurs, ni une organisation criminelle, ni un groupe terroriste».

Au regard de la chronologie des procédures, telles qu'elles se sont succédées depuis septembre 1999, la décision rendue ce jour marque donc une défaite de la justice indépendante, soucieuse de défendre l'état de droit et de garantir les libertés civiles.

 

Le 28 février 2006, le tribunal de Bruges (présidé par un juge spécialement détaché d'un autre arrondissement judiciaire, et entièrement «sous la coupe du Parquet») avait lourdement condamné sept des onze personnes poursuivies. En degré d'appel, la Cour de Gand (le 7 novembre 2006) avait même renforcé les peines dévolues –condamnant notamment B. Kimyongur à cinq années d'emprisonnement au titre de «dirigeant d'une organisation fanatique et terroriste».

19 avril 2007. La Cour de Cassation (suite au pourvoi des avocats de la défense reprenant 114 motifs d'annulation) prononçait toutefois la nullité des deux jugements parce que la nomination de Freddy Troch en première instance aurait pu induire un soupçon de partialité et que les juges gantois, pourtant interpellés sur cette illégalité, n'avaient rien trouvé à y redire.

7 février 2008 : la Cour d'Appel d'Anvers réfute l'argumentaire, dénonce les raisonnements et dé-crédibilise les prétendues preuves avancées par le Procureur fédéral. Pour les juges anversois en effet,  les pièces et éléments «mis à charge des prévenus» ont été trafiqués pour certains, travestis pour d'autres, tronqués et truqués par le Parquet. Qui plus est, le réquisitoire prononcé par J. Delmulle reposait uniquement sur des constructions intellectuelles fantaisistes, approximatives voire schizophréniques. En réalité, dans le dossier traficoté par le Procureur, n'a jamais figuré une quelconque preuve établissant qu'on aurait eu affaire ici à «une bande», qu'à Knokke se serait caché «le Quartier général du DHKP-C pour toute l'Europe», ou que les personnes –qui fréquentaient la Résidence Belle Rive, au 458 de la Zeedijk– avaient commis ou auraient eu l'intention de commettre un quelconque fait délictueux (en Belgique ou dans quelqu'autre pays que ce soit).

 

 

 

 

Extraits de l'Arrêt rendu par la Cour d'Appel d'Anvers le 7 février 2008 (pages 139 à 159)

 

Discussion des éléments de preuve

Pour évaluer les éléments de preuves, il faut tenir compte des éléments constitutifs des infractions mises à charge. Il s'agit, en premier lieu, des éléments constitutifs du délit d'association de malfaiteurs.

Dès lors, s'il n'était pas prouvé que dans cette affaire tous les éléments constitutifs du délit d'association de malfaiteurs sont présents et prouvés, alors a fortiori cela signifie que ce sera encore moins le cas pour le délit d'appartenance à une organisation criminelle, étant donné que ce dernier délit suppose des structures plus importantes que le délit d'association de malfaiteurs.

Les éléments constitutifs de ce délit sont : l'existence d'une association ; l'organisation de l'association,  la commission d'attentats contre des personnes ou des biens, comme objectif de l'association ; la volonté consciente de faire partie de l'association.

 

 (…) Des éléments (avancés par le Procureur fédéral), la Cour déduit qu'il n'y a pas de certitude suffisante de la présence des inculpés Dursun Karatas et Sükriye Akar dans l'appartement de Knokke. Il n'y a pas non plus d'indication qu'ils y auraient été présents à un autre moment durant la période d'incrimination.

(…) Des éléments (avancés par le Procureur fédéral), la Cour ne peut que déduire qu'il n'y a aucune indication que les prévenu Saz Kaya, Fehriye Erdal et Zerrin Sari n'ont été présents en Belgique plus qu'une ou, au plus, deux semaines, au cours de la période visée dans l'ordonnance de renvoi.

A cet égard, les questions suivantes doivent être posées :

Existe-t-il des indications selon lesquelles le Comité Central du DHKP-C se serait établi pendant presque deux ans à la côte belge, comme le soutient le ministère public ?

Pourquoi, alors, n'y a-t-il eu aucune enquête plus détaillée sur leur présence au cours de la période complète qui est reprise dans les réquisitions ?

 

(..) Lorsqu'on analyse de manière approfondie «les éléments de preuves» présentés dans cette affaire, il faut faire les constats suivants. La plus grande partie du dossier est composée du résultat d'enquêtes effectuées à l'étranger. Le ministère public tente, à travers un très grand nombre de pièces, de démontrer que le DHKP-C est respectivement une association de malfaiteurs et une organisation criminelle. On tente d'établir cette thèse d'après des dossiers et des décisions judiciaires étrangères (néerlandaise et allemande).

On va assez loin dans ce sens : de nombreuses pièces citées se situent bien en dehors de la période incriminée ; à propos d'autres nombreuses pièces présentées, on doit immédiatement se demander en quoi elles peuvent concerner les prévenus et pourquoi le ministère public les considère comme des éléments à charge. Par exemple, dans la discussion sur les éléments individuels à charge de Zerrin Sari, le ministère public retient son rôle en tant qu'avocate.

Par contre, le ministère public ne rapporte absolument pas la preuve qu'un des prévenus cités dans la présente affaire n'ait joué le moindre rôle dans les faits commis à l'étranger.

 

(…) Vu que la présence des inculpés en Belgique n'est prouvée que de manière très limitée, on peut se demander s'il peut être question d'association organisée dans ces circonstances.

A cet égard, il faut également se poser une deuxième question encore plus fondamentale. Selon la thèse du ministère public, il est démontré que le DHKP-C doit être considéré comme une organisation criminelle dans les pays voisins.

L'étape suivante de ce raisonnement, c'est que les prévenus sont, sans le moindre doute, membres du DHKP-C, qu'ils ont été appréhendés avec des éléments à charge tels que des armes, et que, par conséquent, ils avaient bel et bien l'intention de commettre des attentats, et plus particulièrement des attentats contre les intérêts de l'Etat turc. Le ministère public insiste à tort sur le fait que le DHKP-C aurait déjà à plusieurs reprises été condamné comme organisation criminelle ou terroriste par des juridictions étrangères. Rien n'est moins vrai.

Tant aux Pays-Bas qu'en Allemagne, des membres du DHKP-C ont été poursuivis et condamnés pour des délits bien précis. Le DHKP-C n'a en aucun cas été poursuivi en tant qu'association ou organisation. En Allemagne, le DHKP-C a été interdit par le pouvoir exécutif, et donc pas par une décision judiciaire. Il est vrai qu'en Allemagne, le simple fait d'être membre du DHKP-C est punissable et le ministère public peut poursuivre les membres en raison du seul fait de leur appartenance. Ce n'est pas le cas en Belgique.

 

(…) Il ne ressort d'aucun élément objectif de l'enquête que les prévenus aient eu, à un quelconque moment, l'intention de commettre des attentats en Turquie. La thèse du ministère public selon laquelle les prévenus allaient «diriger» des actions violentes en Turquie à partir de la côte belge ne repose sur rien. Si cette thèse, que le ministère public considère apparemment comme un fait établi, était correcte, on peut se demander pourquoi la Turquie n'a pas demandé l'extradition les prévenus.

Il ne ressort pas non plus d'aucun élément objectif du dossier que les prévenus auraient eu l'intention de commettre des attentats en Belgique.

 (…) La Cour constate donc qu'il n'est pas prouvé que les prévenus ont, dans la période visée par la citation, formé une association ayant pour objectif de commettre des attentats contre les intérêts de l'Etat turc.

Vu qu'il n'est pas prouvé que les prévenus formaient une association de malfaiteurs, il n'est pas prouvé non plus qu'ils auraient formé une organisation criminelle. Les éléments constitutifs de ce délit exigent des structures et une organisation encore plus vastes que la simple association de malfaiteurs.

 

(…) Les prévenus Musa Asoglu et Bahar Kimyongür sont accusés d'avoir été dirigeants d'un groupe terroriste au sens de l'article 139 du code pénal. Les faits auraient été commis à Bruxelles dans une période comprise entre le 9 janvier 2004, date d'entrée en vigueur de la loi, jusqu'au 28 juin 2004, date à laquelle une conférence de presse s'est tenue à Bruxelles.

(…) La Cour constate d'abord que le dossier et les débats n'ont apporté aucun autres éléments que ceux présentés par le ministère public. Les éléments «nouveaux» apportés par le ministère public ne peuvent pas être considérés comme des indications de culpabilité par la Cour.

Ni pendant la conférence de presse, ni par le communiqué de presse, il ne peut être question d'implication effective des deux prévenus à l'attentat d'Istanbul. Si de telles indications existaient dans cette affaire, il semble assez évident que les autorités turques auraient demandé l'extradition des prévenus Asoglu et Kimyongür.

Qui plus est, il n'y a aucune certitude que le communiqué de presse visé a été lu pendant la conférence de presse organisée au New Hotel Charlemagne. Il est seulement établi que ce communiqué a été distribué sous forme de tract pendant la manifestation qui s'est déroulée le même jour à Bruxelles.

 

(…) En ce qui concerne le prévenu Bahar Kimyongür, le ministère public appuie sa thèse en affirmant qu'il serait une figure dirigeante, par le fait qu'il «a grandi au sein de l'organisation».

Les dossiers versés pour information à son encontre concernent des procès verbaux rédigés suite à des manifestations à Bruxelles. Il s'agit, pour une grande part, de manifestations de solidarité avec la prévenue Erdal.

La caractéristique commune de ces manifestations est le nombre particulièrement faible de participants. Ces manifestations n'ont vraisemblablement causé que peu de dégradations.

En plus, deux dossiers concernant des graffitis ont été ajoutés. Dans un de ces dossiers, il y avaient des indications selon lesquelles le prévenu en serait l'auteur possible. Il n'a pourtant pas été poursuivi. Les faits contenus dans ces dossiers se situent presque exclusivement dans la période 2000-2001, donc bien avant la période incriminée et donc aussi bien avant l'entrée en vigueur de la loi.  Les faits contenus dans ces dossier n'ont pas le moindre lien avec des activités terroristes. Le rôle du prévenu B. Kimyongür dans ces dossiers ne révèle en aucune manière un processus d'ascension vers la direction d'une association terroriste (…).

 

Conclusions

Il ne ressort pas des éléments du dossier que les prévenus formaient un groupe terroriste dans la période mentionnée dans les préventions. Il ne ressort d'aucun élément qu'ils auraient eu un seul instant l'intention de s'associer en vue de commettre des délits terroristes tels que repris dans la loi. Il ressort clairement qu'ils ne réprouvent pas ce type de délits, bien au contraire. Il n'appartient pas à la Cour de juger la façon de penser des prévenus.

A cet égard, la Cour ne peut que se référer à l'article 141ter du Code pénal :

Aucune disposition du présent Titre ne peut être interprétée comme visant à réduire ou à entraver des droits ou libertés fondamentales tels que le droit de grève, la liberté de réunion, d'association ou d'expression, y compris le droit de fonder avec d'autres des syndicats et de s'y affilier pour la défense de ses intérêts, et le droit de manifester qui s'y rattache, et tels que consacrés notamment par les articles 8 à 11 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.

Il ne ressort pas du dossier que, dans la période incriminée, les prévenus seraient allés plus loin que l'exercice de leurs droits qui, selon la loi elle-même, ne peuvent en aucun cas être limités ou entravés (…)». Etc, etc…

 

Après cette leçon de Droit appliqué, chapitrant sévèrement les exactions commises par le Procureur contre la déontologie et le respect de la vérité, Johan Delmulle a donc décidé de contre-attaquer. S'en prenant aux juges anversois (coupables, selon lui, de n'avoir tenu compte ni de la récente jurisprudence en matière d'associations de malfaiteurs, ni du libellé de la loi sur les organisations criminelles, ni des effets induits par la législation en matière d'infractions terroristes), le magistrat a donc saisi la Cour de Cassation au prétexte que ces différents textes législatifs ne requièrent aucunement que des prévenus soient impliqués personnellement dans l'exécution (la commission) d'actes délictueux pour être sanctionnables pénalement: car le seul fait d'appartenir à une association délictueuse suffit à vous condamner.

Pour expliquer les raisons de se pourvoir, J. Delmulle avait d'ailleurs évoqué «le trouble de l'opinion publique», trouble suscité par des jugements absolument contradictoires (Bruges et Gand, d'un côté ; Anvers, de l'autre) à partir de textes de lois pourtant identiques. Une demande d'explicitation spécieuse : au regard du Droit, les jugements de Bruges et de Gand n'ont jamais existé (ils ont été, tous deux, annulés) –seul l'Arrêt d'Anvers constituant à ce jour la vérité judiciaire telle que prononcée par un tribunal. Manifestement, la Cour de Cassation n'a pas voulu en tenir compte.

 

Au mouvement démocratique d'en tirer toutes les conséquences. Contre un glissement pernicieux mais progressif vers une Justice «à l'américaine», les forces progressistes de notre pays doivent opposer un front du refus. Le plus large possible.

 

 

____________

Jean FLINKER,

membre du CLEA

(Comité pour la Liberté d'Expression et d'Association)

 


 

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mercredi 18 juin 2008

[21septembre] victoire pour les sans papiers à Molenbeek

victoire pour les sans papiers à Molenbeek

 

Une victoire à Molenbeek, réalisée par des medecins de 'Medecine pour le peuple'

et leurs collègues d'autres maison médicales.

 

Félicitations.


Riet Dhont

 

 

Bonne nouvelle!


Grace à un an de négociations avec le CPAS, avec un group de médecins
généralistes de Molenbeek, nous avons eu l'accord du CPAS hier pour
accepter la prise en charge d'une liste de médicaments non-remboursé s
par la mutuelle pour les sans papiers (ceux qui ont droit à l'aide
médicale urgente). C'est une grande victoire, parce que ça veut dire que
à partir du 1 juillet, tous les sans papiers auront le droit au
perdolan,motilium, contraceptives, sirops pour la toux,..... (42
médicaments différents) tout à fait GRATUIT à la Farmacie. Avant, ils
devaient payer le prix complet!.


leen


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lundi 16 juin 2008

[21septembre] à Wahoub


à Wahoub

 

Wahoub Fayoumi, journaliste à la RTBF à été arrêtée et mise en prison ! Ils disent que c'est une terroriste, qu'elle est dangereuse pour nous et qu'il faut donc l'enfermer !

 

La jeune femme que je connais n'est ni terroriste, ni dangereuse, au contraire, c'est une femme intelligente, sensible aux problèmes sociaux, aux plus démunis, que son engagement a poussée au point de laisser une partie d'elle-même devant un centre fermé pour étrangers en 2003.

 

Je l'ai connue quelques mois après quand elle est venue avec d'autres nous chercher pour un coup de main car dans leur quartier une centaine de personnes avaient été arrêtées. La police avait perquisitionné très tôt le matin, des femmes, des enfants et des vielles personnes ont été embarquées sans aucune distinction, tout simplement parce qu'elles n'avaient pas de documents en règle, des "sans papiers"

 

A l'époque j'ignorais complètement l'existence même de cette réalité, mais Wahoub et ses amis nous ont montré une face cachée de la Belgique, celle qu'on ne voit pas si on ne prête pas attention et dans laquelle des milliers de personnes souffrent des conséquences des politiques de plus en plus dures contre les étrangers. Les mois qui ont suivi cette rafle de 2003 sont devenus pour moi des prises de conscience qui ont boulversé mes projets comme des coups de poing dans la gueule qui vous laissent un goût amer dans la bouche et une furieuse envie de vous battre !!

 

Ceci est arrivé pendant les vacances d'été, sous le contraste d'un soleil radieux. Un baptême célébré avec des Afghans dans l'église de St Croix à la place Flagey, des Iraniens au foyer de l'ULB et Semira Adamu à la salle de la Madeleine. Je ne t'oublie pas mon amie, car grâce à toi une partie de moi a changé pour toujours et je t'en remercie !

 

Notre esprit critique nous pousse à mettre en cause l'organisation sociale et économique du système, ceci n'est nullement une raison pour nous traiter de terroristes. Et si aujourd'hui ils disent que tu es dangereuse alors moi aussi je le suis et ils devront m'arrêter, ainsi que tous les autres qui ne baissent pas les yeux devant tant d'injustices.

 

Derrière mes barreaux à moi, je t'embrasse chère Wahoub et je t'attends pour continuer le combat ensemble!

 

Oscar Flores

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mardi 10 juin 2008

[21septembre] (sans objet)

La Ligue des droits de l'Homme asbl - Information

Bienvenu en Absurdie ! 

Bienvenu en Belgique ! Welcom in Belgïe ! Bienvenu en ABSURDIE ! Mafous Lassissi arrive du Bénin légalement avec en poche un visa du consulat de Belgique à Cotonou... mais voilà, arrivé à Bruxelles il est arrêté par la police des frontières pour des raisons farfelues... à 10 jours de son mariage.

Venez l'accueillir demain ce mercredi 11 juin 2008 à 16h à l'aéroport de Zaventem pour lui souhaiter la bienvenue !

C'est l'histoire absurde mais dramatique vécue par Mafous Lassissi.  Il est actuellement, privé de liberté et enfermé au poste de frontière à Zaventem.  Sa faute ?  Être venu en Belgique avec un visa pour se marier avec son ami, le romancier Serge Noël.

Ce mariage entre deux hommes n'a apparemment pas plus au service de police de l'aéroport. La police lui a refusé l'accès au territoire et lui a demandé de quitter la Belgique ce jeudi à 14h40. Concrètement, Mafous Lassissi a reçu à la fin mai 2008 un accord du service des visas pour mariage, ce qui lui a permis de réserver un billet électronique pour le 3 juin.

Il a donc embarqué de Cotonou à Bruxelles, dans la nuit du 2 au 3 juin.  Arrivé à Bruxelles, il a fait l'objet d'une enquête personnelle sur des questions déplacées par un service de police de la douane à l'aéroport de Bruxelles (différence d'âge entre les fiancés, première prise de contact par le net il y a deux ans, séjour commun à Cotonou "que de 3 semaines" en décembre 2007, achat de lunettes " de marque" notoirement contrefaites, effectué dans la rue à Cotonou, revenus de sa famille...)  et qui n'ajoutaient rien aux éléments fournis dans le cadre de la demande déposée à l'Office des Etrangers depuis plusieurs semaines et ayant débouché sur un accord.

La date du mariage a été fixée au 14 juin 2008 à la Ville de Bruxelles.  Cette situation ubuesque qui voit un homme possédant tous les titres pour rentrer et se marier en Belgique, refuse cette possibilité.  Maître Alexis Deswaef, l'avocat de Mafous Lassissi a plaidé ce matin en extrême urgence devant le Conseil des Contentieux des étrangers.  La décision de la Juge confirme l'absurdité et rejette le recours introduit !  Cet après-midi une requête unilatérale a été déposé auprès du Président du tribunal de 1ère instance de Bruxelles pour dénoncer un nouvel abus de pouvoir de l'Office des étrangers et, in extremis, le magistrat a prononcé l’interdiction de tout refoulement de Mafous Lassissi, qui reste toutefois détenu au Centre INAD à Zaventem.

En conclusion, nous dénonçons fermement le comportement de la police des frontières et de l'office des étrangers qui après avoir accordé un visa pour mariage sur la base d'un dossier étayé revient sur sa décision et demande à Mafous Lassissi de retourner au Bénin et de réintroduire une nouvelle demande !

Rendez-vous le mercredi 11 juin 2008 à 16h à l'aéroport de Zaventem pour souhaiter la bienvenue à Mafous !


Où? Aéroport de Zaventem
Quand? à 16 heures
Informations:

Ce rendez-vous est organisé avec l'appui de Ligue des droits de l'Homme asbl, S.O.S. Migrants, Tels Quels asbl, La Lucarne.org asbl, Editions Biliki, Editions Le Somnambule Equivoque, La Maison du Livre de St Gilles

 

lundi 9 juin 2008

[21septembre] GREVE DE LA FAIM DES LATINOS A TOUCHE A SA FIN !

GREVE DE LA FAIM DES LATINOS A TOUCHE A SA FIN !

 

Il a été décidé, lors de l'assemblée générale du COMITE LATINOAMERICAIN POUR LA REGULARISATION du samedi 7 juin, que l'action de grève de la faim s'arrêtait suite aux résultats des différentes négociations entreprises.

 

Cette action qui a duré 21 jours de mise en danger pour quatre personnes et la mobilisation de nombreuses autres lors des marches et manifestations de soutien a permis de conclure des accords politiques, mais également de mettre en place des services qui permettront aux sans papiers Latinos et d'autres nationalités d'en profiter.

 

En effet, nous voudrions attirer l'attention sur plusieurs points résultant de cette action :

 

Premièrement il faut se féliciter de la fin de l'action de Grève de la Faim des Latinos après 21 jours. Ceci est un élément important par rapports aux deux dernières grève de la faim des sans papiers qui sont allées très loin (55 et 50 jours) avec de graves conséquences physiques et psychologiques pour les grévistes.

 

Un autre point positif est qu'elle ait permis de faire avancer des « négociations politiques » entreprises depuis plus de six mois par la Coordination Nationale des Sans Papiers (CNSP).

 

Ensuite, ceci a permis de trouver des solutions, non seulement pour une liste de Latinos, mais pour l'ensemble des sans papiers, peu importe leur nationalité.

 

Mais aussi d'ouvrir d'autres négociations pour créer des services qui permettront aux sans papiers de trouver des aides juridiques « Gratuites » (demande de 9ter, 9bis, recours, etc.) et dans la préparation de leur dossier en vue de leur régularisation.

 

Et enfin avoir contribué à faire avancer les actions des sans papiers pour la régularisation partout en Belgique.

 

Nous voudrions réaffirmer notre soutien à toutes les actions menées aujourd'hui aux quatre coins de la Belgique et de l'Europe, les encourager à continuer la lutte pour un autre système social et économique qui permettrait à tout le monde de vivre dans son pays SANS GUERRES et SANS MISERE !!

 

 

CNSP / Belgique


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samedi 7 juin 2008

[21septembre] SN Brussels Airlines récidive en violentant un Maire adjoint

SN Brussels Airlines récidive en violentant un Maire adjoint


 

J'atteste que les faits suivants se sont déroulés le 16 mai 2008 dans le vol n° SN 353 Y de la compagnie Bruxelles Airlines.

 

Hermine RIGAUD
Adjointe au Maire
Chargée de l'action sociale et des solidarités
94550 CHEVILLY LARUE
France

J'atteste que les faits suivants se sont déroulés le 16 mai 2008 dans le vol n° SN 353 Y de la compagnie Bruxelles Airlines.

Lors d'un arrêt de transit à Bruxelles, pour un vol en partance pour Yaoundé au Cameroun, en arrivant à mon siège, j'ai constaté qu'il y avait un individu maintenu fortement par 3 autres individus. Cette personne portait une cagoule et une ceinture qui avait des menottes intégrées. Elle était couchée sur 3 ou 4 sièges et les autres personnes la maintenaient couchée afin qu'elle ne bouge pas. On entendait des hurlements de bête, et la personne se plaignait de ne pas respirer. Cette situation était insoutenable et j'ai été saisie par la cruauté de la scène et tenté d'intervenir oralement. J'ai demandé aux individus de desserrer l'étreinte et leur ai dit que je trouvais anormal qu'une personne soit traitée de façon aussi inhumaine.

Les individus m'ont alors expliqué qu'ils étaient de la police Belge et qu'ils escortaient un sans papier. Qu'ils étaient obligés de le maintenir car cela faisait 4 fois que cet individu faisait du cinéma. Ils ont ajouté qu'ils lui avaient donné 250 € qu'il avait refusé et qu'ils devaient absolument l'expulser.

Je leur ai indiqué qu'ils avaient le droit d'appliquer la loi mais que la convention de Génève sur les prisonniers interdisaient des mesures de coercition sur les personnes. Qu'en vertu du droit international, ils ne pouvaient pas utiliser la force et qu'ils leur appartenait de trouver des solutions humaines pour pratiquer l'expulsion sans pour autant perturber la sécurité de l'avion et étouffer l'individu en l'empêchant de crier.

Les enfants présents dans l'appareil hurlaient tous de peur à cause des cris de l'individu. Un monsieur a dit aux policiers que sa petite fille était complètement terrorisée. Tous les voyageurs ont commencé à protester. J'ai alors demandé aux policiers d'avertir le commandant de bord et qu'il vienne constater que les conditions de sécurité pour les passagers n'étaient pas réunies. Tous les passagers demandaient le débarquement de la personne maintenue couchée afin que l'on puisse décoller il était inadmissible de décoller avec une personne maintenue couchée et que trois policiers tentaient de faire taire.

Mon mari et plusieurs autres passagers ont souhaité que le commandant de bord vienne constater la situation. Mon mari ancien policier à la retraite a
souhaité voir les conditions de maintien de l'individu. Un policier l'a discrètement conduit à l'arrière de l'appareil et sorti sur une petite passerelle en dehors de l'avion. Un passager m'a informé que mon mari avait été conduit à l'extérieur de l'avion. Ne le voyant pas revenir, j'ai voulu savoir où il était. Un policier m'a interdit d'approcher mon époux. Je lui ai dit qu'il n'avait pas le droit de retenir mon mari et qu'il ne pouvait pas m'interdire de le voir puisqu'il n'était sur le coup d'aucune décision.


J'ai aperçu mon mari sur la plateforme, j'ai alors essayé de le rejoindre c'est alors que le policier a fait une clé et je me suis retrouvée par terre et le policier sur moi. Il me maintenait sérieusement immobilisée. Il appuyait son bras sur mon coup de façon à me couper la respiration. J'essayais de respirer tant bien que mal et je voyais la haine de ce policier dans ses yeux. J'ai réalisé qu'il pouvait aller très loin. Je suis bien restée allongée et lui sur moi pendant au moins 5 minutes. Je me suis aperçue que je saignais, j'ai demandé à avoir des soins, le collègue du policier m'a dit que je n'en aurai pas. Je leur ai dit qu'ils agissaient illégalement, le policier qui était sur moi m'a dit que c'était lui la loi et qu'il faisait ce qu'il voulait.

Il pouvait me débarquer, me mettre en garde à vue ou m'expulser. Je lui ai répondu qu'étant française, je ne voyais pas où il allait m'expulser puisque j'étais dans l'espace européen.

Après quelques menaces physiques et verbales, notamment de me faire payer le retard de l'avion, de me mettre en prison, le policier m'a relâché. Plusieurs témoins m'ont donné leurs adresses afin de se porter témoin.

Le commandant de bord n'est venu à aucun moment et en arrivant à Yaoundé lorsque j'ai dit aux hôtesses qu'elles devaient avoir honte de travailler en cautionnant de tels actes, elles m'ont remis une interdiction de voler dans les lignes de Bruxelles Air Lines et j'ai dû acheter un autre billet afin de revenir en France.

 

 



 

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mercredi 4 juin 2008

[21septembre] COMMUNIQUE DE PRESSE

COMMUNIQUE DE PRESSE
 
Depuis le jeudi 15 mai, un groupe de sans-papiers du COMITE LATINO-AMERICAIN POUR LA REGULARISATION (CLPR) occupe les locaux de la Maison de l'Amérique Latine et a débuté une grève de la faim le lundi 19 mai 2008.
Cette action est organisée en coordination avec la CNSP (Coordination Nationale des Sans-Papiers) avec comme objectif d'aboutir à une nouvelle campagne de régularisation des sans-papiers.
 
Après 17 jours de grève de la faim, on peut constater que les conditions physiques et l'état de santé de nos compagnons grévistes se détériore de jour en jour. Ils ont déjà perdu plusieurs kilos, souffrent de vertiges, de douleurs au ventre et à la tête et de crampes musculaires. Mais leur détermination d'aller jusqu'au bout de la grève est plus forte que jamais.La grève de la faim reste le seul critère pour régulariser les sans-papiers. Nos compagnons sont prêts à sacrifier leur vie pour vivre dignement, comme tout être humain, ayant les mêmes droits que tout le monde.
 
Notre COMITE LATINO-AMERICAIN POUR LA REGULARISATION, ainsi que toutes les organisations signataires de ce communiqué, revendique les points suivants :
 
-          La solidarité comme moyen concret de soutien à la grève, avec la mise en place de toutes les actions nécessaires pour trouver une issue rapide et urgente à cette situation. Avec ce principe de solidarité on s'oppose fermement contre toutes les lois visant à criminaliser les étrangers sans-papiers et les mouvements sociaux qui les soutiennent.
 
-          La prise de conscience d'un problème grave qui provoque régulièrement des drames  humains poussant des hommes et des femmes à mettre leur vie en danger pour vivre en paix et dans la dignité. Cette prise de conscience doit s'opposer aux causes qui provoquent l'immigration, à savoir le système économique Neo-libéral et l'exploitation demesure des Peuples du Sud par le Nord : «On ne peut pas accueillir toute la misère du monde, mais leurs richesses oui ».
 
-          La richesse économique, produite par la main d'œuvre étrangère, sur un marché du travail parallèle, sans aucune protection sociale. Régulariser les sans-papiers et les insérer dans le marché du travail légal, lutte contre le travail en noir, la concurrence vers le bas des salaires des travailleurs belges et produit les richesses nécessaires pour payer les pensions des travailleurs.
 
-          L'accord du Gouvernement du 18 mars 2008, dans lequel le Premier Ministre Yves Leterme, a déclaré la régularisation des Sans-papiers sur base de trois critères : les candidats à l'asile, l'ancrage local et toutes les personnes arrivées en Belgique avant le 31 mars 2007, avec une preuve ferme de travail. La nouvelle Ministre de l'Immigration, Annemie Turtelboom, prépare une circulaire dans laquelle aux critères se sont ajoutées de nouvelles conditions qui rendent impossible la régularisation pour des milliers de personnes. On demande que les critères annoncés par Yves Leterme soient mis en place sans aucune condition préalable de la part du Ministre de l'Immigration.   
 
Par ces points, nous appelons l'ensemble de la société civile, les syndicats, les étudiants et les responsables politiques, à trouver une solution immédiate pour nos compagnons grévistes de la faim, ainsi que pour l'ensemble des Sans-papiers de Belgique.
 
Signataires ;
 
- Comite Latinoamericain Pour la Regularisation (CLPR-CNSP/Belgique)
- Maison de l'Amerique Latine SEUL a.s.b.l.
- El Andino a.s.b.l.
- Colectivo Belgo-Guatemalteco
- Comité de solidaridad por Bolivia
- Grupo Colombia.
- Sub Terra a.s.b.l.
- Polo Democratico Alternativo – Bruselas – Flanders
- SEDIF a.s.b.l.
- Ceprodiela a.s.b.l.
- Realbe
 
 
 
MARCHE - Soutien des sans papiers Latinos en Grève de la faim !!!
 
***Manifestación***
 
Marche de la Place Porte de
Namur jusque la
Place Flagey.
 
Ce vendredi 30 mai à 18H00
Pour le soutien des sans papiers Latinos en
Grève de la faim !!!
 
Des videos YouTube, news y fotos:
 
 
 
Contact au Comité Latinoaméricain Pour la Régularisation ;
 
César (Comm. Communication) : 0495 49 14 60
María José (Comm. Logistique) : 0498 50 28 81
Edwin (Comm. Soutien) : 0496 30 29 60
  
( CNSP - Coordination Nationale des Sans Papiers - Belgique )

CRER / Tel : 0474 08 85 35
Travailleurs sans papiers :  http://1maimanif.canalblog.com/
Soutien au N° Triodos  :  523 - 0801898 - 74

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