De la vache à lait, du bouc émissaire et du grand méchant loup
Noël 2006. Les autorités marocaines attestent une fois de plus de la « manière exemplaire dont le Maroc traite les réfugiés subsahariens »[1] en déportant vers sa frontière algérienne, plusieurs centaines d'hommes, de femmes et d'enfants pris dans les filets de rafles nocturnes dans différentes villes du pays dont la capitale Rabat.
Ces rafles, qui ne sont pas sans rappeler les pages noires d'une ère que l'on voudrait révolue, ont pour justification officielle les engagements marocains vis-à-vis de l'Union Européenne. Il est en effet loin le temps où, en 1992, le Parlement Européen refusait de confirmer l'aide européenne à destination du Maroc au motif du non-respect des droits humains dans le royaume alaouite.
Aujourd'hui l'Europe, une fois encore, se discrédite par l'application à géométrie variable de ses valeurs civilisationelles, bien que les déclamant universelles et inaliénables, en sous-traitant à des régimes non-démocratiques la répression des flux migratoires, contribuant par ailleurs à fragiliser les quelques avancées en matière de modernité politique de ces pays par la légitimation et le financement de leur appareil répressif.
Ainsi dans le cas du Maroc, l'UE n'hésite pas à détourner le principal outil de coopération financière du partenariat euro-méditerranéen[2] de sa vocation première, à savoir le développement économique et social du pays, en le subordonnant à l'engagement marocain de jouer un rôle de premier plan dans la répression de l'immigration. Ce faisant, le Maroc ouvre les yeux sur une population qu'il n'avait jamais daigné considérer et qui se terre dans les interstices de sa société, population déshabillée de toute protection de fait ou de droit et, en conséquence, livrée à toutes les exploitations. Pourtant, le Maroc, dont l'une des principales ressources économiques est le rapatriement de devises de ses émigrés, est bien peu crédible dans son rôle de chien de garde de l'Europe.
Les migrants subsahariens ne représentent qu'une fraction négligeable (0.05%) d'une population marocaine dont 10% (!) vit à l'étranger, en conséquence de raisons, tantôt politiques, le plus souvent économiques. Malheureusement, cette part non négligeable de la population marocaine qui réside à l'étranger et dont la conscience sociale s'est forgée au contact de l'exclusion et du racisme n'a pas immunisé, loin s'en faut, le royaume chérifien de la xénophobie. En effet, le racisme à l'égard des étrangers, dès lors qu'ils sont pauvres, s'exprime aujourd'hui de manière virulente dans toutes les strates de la société marocaine, bien que fermement dénoncé par nombres d'acteurs associatifs, académiques et politiques locaux.
Fondamentalement, les quelques 15 000 réfugiés subsahariens qui survivent tant bien que mal au Maroc se retrouvent au cur d'un enjeu qui dépasse la question de leurs droits et dignité pour nous interpeller tous directement, nous, citoyens du Maroc et d'Europe, sur notre ordre social et sa légitimation.
En effet, il est entendu que l'Europe ne peut accepter « toute la misère du monde » et que l'Afrique doit porter sa part du fardeau migratoire. C'est donc au nom de la sauvegarde de leur modèle social que les démocraties européennes rappellent qu'elles ne peuvent être plus hospitalières et généreuses que de raison. Face à l'invasion de la misère du monde, l'Europe se doit d'avoir une politique migratoire ferme mais humaine. Qui pourrait lui contester ce droit d'ailleurs repris en cur tant par la gauche européenne que maghrébine ?
Toutefois, derrière l'apparence pernicieusement péremptoire de cette manière de cadrer la question de l'immigration se cache le caractère hautement idéologique de sa représentation. Il suffit pour s'en convaincre d'en confronter notre perception à quelques données quantitatives qui font, bien trop souvent, cruellement défaut dans ce débat.
Ainsi, les statistiques soulignent que seul 1% du total des demandeurs d'asile et des réfugiés dans le monde s'installe en Occident, à peine 0.05% en Europe. Le vieux continent est donc particulièrement mal placé pour rappeler le reste du monde à son devoir de solidarité, au contraire des pays paupérisés qui supportent la quasi-totalité du « fardeau migratoire » en tant que principales destinations d'immigration.
Par ailleurs, si l'immigration en provenance de l'Afrique subsaharienne est quantitativement peu significative (moins de 3% du total du flux migratoire annuel vers l'Espagne), elle n'en est pas moins fortement médiatisée. Il en est de même pour l'immigration en général, présentée dans les pays de l'Union Européenne comme une menace pour son ordre social alors qu'elle ne pèse pas même pour 1% de sa population totale.
Comment dès lors expliquer qu'une portion si infime « de la misère du monde » effraye à ce point les responsables européens au point de devenir un élément central de leur communication politique tant à destination de leurs voisins du pourtour méditerranéen que vis-à-vis de leur propre opinion publique?
L'analyse de la politique migratoire belge, pays au cur de l'UE et siège de ses principales institutions, permet d'apporter des éléments de réponse qui peuvent être étendus aux principaux pays européens. En effet, bien avant le Maroc, la Belgique s'est lancée dans une politique de répression et de criminalisation de l'immigration clandestine et ce, alors que les personnes d'origine non-européenne ne représentent que 2% de sa population active[3] et l'immigration clandestine moins de 1% de sa population totale. De plus, si l'on prend la perspective des flux migratoires, le solde migratoire des non-Européens est en 2002 d'un peu plus de 30 000 personnes du même ordre, à l'échelle de la population belge, que le nombre de Belges qui ont choisi cette année-là de quitter leur pays pour s'installer à l'étranger.
La politique migratoire belge, incarnée par les centres fermés[4] présentés par Bruxelles comme la « clé de voûte » de sa « politique d'immigration », prétend participer d'une gestion efficace et humaine des flux migratoires. Cependant, les statistiques attestent de la fonction purement symbolique de ces centres qui sont autant de zones de non-droit au sein même d'un État qui se veut démocratique.
En effet, pour l'année 2000, près de 450 personnes ont été détenues dans ces centres, à savoir moins de 0.5 % du nombre de sans-papiers estimés vivre sur le territoire belge, dont la moitié environ a été relâchée dans l'année, et priée de quitter le territoire endéans les 5 jours, se retrouvant ainsi livrée de fait au marché du travail clandestin. Seule une minorité des personnes incarcérées dans les centres fermés est effectivement expulsée du territoire. Les statistiques les plus récentes confirment que plus de 90% des déboutés du droit d'asile ne sont pas expulsés du territoire belge. En réalité, bien plus qu'à expulser, ces centres fermés ont pour principal objectif de donner l'illusion de la mise en application d'un discours idéologique qui vise, avant tout, à rassurer l'électeur par rapport à l'étranger préalablement représenté comme prédateur, tout en participant de la criminalisation de cet étranger, étape indispensable à son intégration et à sa ségrégation dans le marché du travail clandestin.
Ce travail clandestin est au cur de notre dynamique de production de « richesses ». Il est en effet le pendant de la délocalisation de nos processus de production, c'est-à-dire de l'émigration de nos personnes morales, dans les pays à moindre normes salariales et environnementales. Cette exploitation de « la misère du monde », qui consiste à mettre en compétition les cadres et niveaux de vie de l'humanité, déstructure les économies locales et condamne les pays paupérisés à des «normes » sociales incompatibles avec l'émergence de sociétés démocratiques, ce qui en retour favorise cette émigration qui ne devient soudainement visible pour l'Europe que lorsque cette émigration se transforme en (problème de) l'immigration.
Puisqu'il n'est pas toujours possible de découpler géographiquement notre consommation de sa production, l'exploitation de la « misère du monde » n'est alors possible qu'en délocalisant « sur place », c'est à dire en recourant au marché du travail clandestin que la demande structurelle de l'économie européenne génère automatiquement par les conditions de travail illégales qu'elle impose dans des secteurs tels que le bâtiment, l'horeca, les soins à domicile, le travail domestique ou l'agriculture saisonnière pour ne citer que ces derniers.
Par ailleurs, la délocalisation « sur place » permet à nos économies de bénéficier de toute une série d'avantages qui vont du soutien de notre pouvoir d'achat[5], au soutien de la production (et donc l'emploi) locale (via le recours à la sous-traitance de segments de production connexes), en passant par l'économie de dépenses sociales et éducatives (personnes formées à l'étranger, notamment) ou encore la consommation des travailleurs « clandestins ».
Ainsi, pour ne prendre que l'exemple du travail domestique dans la région de la Vénétie (Italie), le recours aux aides à domicile extra-européens, disponibles 24h sur 24h, fait gagner au budget public vénitien plus de 180 millions d'euros par an - environ un quart de l'aide au développement annoncée en 2006 par la Belgique ! - en lui faisant économiser les frais de construction de maisons de retraite et de formation du personnel soignant. En Espagne, la grande majorité des travailleurs domestiques est étrangère, originaire en grande majorité d'Amérique du Sud. Au niveau européen, jusqu'à 80% des employés de maison travaillent dans des conditions illégales.
Nous, citoyens des pays riches - pour ne pas dire pays enrichis - profitons tous de cette exploitation de la misère du monde, qu'elle se fasse sous nos toits ou plus loin de nos yeux, lorsqu'elle est le fait de nos personnes morales émigrées, attirées par cette misère si profitable générant des surprofits plantureux et inédits dans l'histoire. Effectivement, seule une partie négligeable de la valeur de notre production délocalisée rémunère le travail et les matières premières des pays paupérisés. L'essentiel de cette valeur irrigue notre économie et les différentes strates de notre société à des degrés divers.
Exploitée économiquement, la misère du monde, ou le sans-papier qui n'est qu'une de ses représentations, l'est tout autant idéologiquement.
En effet, reprenant le rôle du bouc émissaire traditionnellement dévolu dans toute société en crise à sa caste d'intouchables et de parias, il peut avantageusement être représenté sur le plan politique comme la cause exogène de la détérioration de notre niveau de vie et une épée de Damoclès menaçant en permanence nos acquis sociaux.
Dans cette perspective, la mise en spectacle et l'exploitation médiatique de l'expulsion d'une très faible proportion des sans-papiers (rappelons qu'en Belgique, la grande majorité de ces derniers est, de fait, condamnée à vivre dans la clandestinité) ne peut prétendre, contrairement à ce que déclament nos dirigeants, d'une politique de gestion des flux migratoires. Ce qui rend d'autant plus inacceptables les multiples violations des droits humains qui déshonorent la Belgique et pour lesquelles elle fut quelques fois condamnée par la communauté internationale ainsi que par sa propre opinion publique comme dans le cas de la mise à mort de Samira Adamu, étouffée lors de son rapatriement forcé en 1998. Ainsi, comment accepter d'un point de vue moral et éthique que des hommes, des femmes et des enfants soient détenus et humiliés dans ces centres à seul fin de propagande politique à destination de notre opinion publique[6].
Force est de conclure que les centres fermés n'ont qu'un rôle symbolique et qu'ils ne sont donc, par conséquent, mobilisés que pour la production d'une communication politique, à destination de l'électeur belge, qui n'est autre qu'une version lissée du crédo de l'extrême-droite : « dormez tranquilles bonnes gens, nous veillons sur vous et vous protégeons de la menace de l'altérité sur notre ordre social, source de tous nos maux ». Grassement valorisée, la misère du monde offre un autre avantage d'importance : celui de légitimer la gestion de notre société par l'austérité et le détricotage subséquent de nos acquis sociaux. En effet, mis en compétition ici et là-bas avec la misère du monde, qui oserait refuser au capital les privilèges et sacrifices grandissants que ce dernier réclame pour prix du renom à sa liberté, entendue comme allant de soi en ce qui le concerne, de migrer (délocaliser) sans entrave ou contrôle aucun?
Dans le cadre d'une gestion par l'austérité de notre société, accompagnée d'une précarisation généralisée de l'emploi, représenter l'étranger comme une menace pesant sur notre sécurité (emploi, sécurité sociale, etc) tout en organisant son exploitation et en le mettant en compétition avec les travailleurs indigènes est non seulement inacceptable d'un point de vue éthique et morale mais surtout totalement inconscient au regard de notre histoire contemporaine. Est-il besoin de rappeler que l'une des plus importantes formations politiques belge (en termes d'électorat) est fasciste ? Que l'extrême-droite est un challenger politique redouté dans de nombreux pays européens quand elle n'est tout simplement pas associée au pouvoir?
Par ailleurs, il est tout aussi inacceptable de confier à des pays comme le Maroc, la fonction de « régulateur » de l'offre excédentaire de main-d'uvre « clandestine » par rapport à la demande constitutive de la délocalisation « sur place ». Il convient de rappeler que, si la Belgique comme l'UE ne peuvent prétendre avoir une réelle politique migratoire, se contentant de communiquer sur la question à destination de leur opinion interne, il en est tout autrement des pays comme le Maroc ou la Lybie qui acceptent la sous-traitance de la répression effective de l'immigration. En effet, dans ces états non-démocratiques, les candidats à l'immigration s'exposent non seulement à toutes les formes d'aliénations mais doivent en outre subir une répression féroce d'appareils d'état dont la survie n'est due qu'à leur habilité à réprimer toutes contestations sociales ou politiques qu'ils ne peuvent contrôler. Ainsi par exemple, ils sont des milliers d'hommes et de femmes, dont 6 000 Marocains, à croupir dans les geôles libyennes dans des conditions moyenâgeuses en attendant un hypothétique jugement ou le rachat de leur liberté par leur famille.
Au Maroc, combien d'autres sont morts dans l'incendie par l'armée de la forêt de Ben Younesch, près de Melilla, espace naturellement toléré, dans un premier temps, pour le « criquet noir » ? Combien ont été violés lors des déportations collectives vers le Sahara ou la frontière algérienne du nord marocain dans des conditions - notamment climatiques - peu clémentes ? Comment oser penser que les centaines de personnes relâchées menottées dans le désert aient une quelconque chance de survie ? Dans quel état se trouvent les centaines de personnes honteusement raflées, à la veille de Noël 2006 pour mieux les soustraire aux regards des observateurs internationaux et des consciences marocaines ?
Les quelques chiffres relayés par la presse internationale attestent qu'il s'agit bien pour ces pays d'une véritable politique de répression aveugle et massive des migrants africains en violation de tout cadre légal tel que la Convention de Genève relative aux réfugiés pourtant ratifiée par des pays comme le Maroc ou l'Algérie. Ce que l'Europe ne peut tolérer chez elle sous peine de voir s'effondrer les fondements de l'état de droit, elle le délocalise dans les pays du Maghreb en poussant, parfois, la schizophrénie jusqu'à s'indigner du sort que ces derniers réservent à ceux qu'elle appelait autrefois le bois d'ébène.
N'est-il pas temps pour les citoyens marocains de comprendre que la condition des migrants subsahariens est un excellent indicateur de l'évolution vers l'Etat de droit tant attendu ? Qu'elle est un gage du respect de leurs droits économiques et sociaux ? Qu'on ne peut prétendre au développement économique et à la modernité politique en se désolidarisant de son environnement régional ? Qu'on ne peut se revendiquer pleinement décolonisé et subordonner le contrôle de ses frontières et d'une partie de sa politique intérieure à l'agenda de ses voisins européens ?
N'est-il pas urgent pour les citoyens européens de refuser la mise en compétition avec la misère du monde et de comprendre que la meilleure manière de préserver leur niveau de vie est de l'exporter en payant équitablement les matières premières et le travail que nous « importons » sous ses formes diverses[7]?
Mis en concurrence avec des « sans-droits », combien de temps les citoyens européens pourront-ils préserver les leurs?
N'est-il pas temps de comprendre que la défense de nos acquis sociaux passe par la protection des plus fragilisés d'entre nous ? L'intérêt bien compris n'impose-t-il pas l'alliance objective avec les victimes de notre ordre socio-économique? La solidarité ou la violence comme base du rapport à l'autre ? Telle est la question qui est au cur du débat sur l'immigration et sa régularisation.
Souhail Chichah
Ingénieur de Gestion et Maitre en Economie Solvay Brussels School of Economics and Management
[1] Déclarations faites par M. Boufous, Secrétaire Général du Ministre de l'Intérieur, en présence du Ministre de l'Intérieur marocain M. Ben Moussa lors d'un débat avec Al Monadara à Rabat en 2006. [2] Le programme MEDA instauré par la conférence de Barcelone. Lancé en 1995, le programme MEDA est défini par l'UE comme « le principal instrument financier de l'UE pour la mise en uvre du partenariat euro-méditerranéen et de ses activités. L'appui qu'il fournit à ces pays permet d'atteindre trois objectifs: renforcer la stabilité politique et la démocratie dans un espace commun de paix et de sécurité; créer une zone de prospérité économique partagée et soutenir la création d'une zone de libre-échange entre l'UE et les partenaires méditerranéens d'ici 2010; établir des liens plus étroits entre les peuples de ces pays par l'intermédiaire de partenariats culturels, sociaux et humains. ».
[3] La ségrégation des personnes d'origine extra-européenne, même naturalisées, dans les segments d'activités les plus précarisés et la discrimination dont ils sont victimes sur le marché du travail belge ne sont plus à établir. Il en est de même dans les principaux pays européens.
[4] Centres de rétention en France. [5] Grâce au salaire au rabais du travailleur « clandestin », ce qui joue également en faveur des employeurs dans la mesure où ils améliorent « illégalement » notre salaire réel sans porter préjudice à la rentabilité du capital. [6] Et non pas, comme d'aucuns prétendent, à destination des sans-papiers. Que pèse en effet la crainte d'être détenu en centre fermé comparé au calvaire de l'émigration clandestine ? [7] Délocalisation de nos processus de production, délocalisation « sur place », immigration sélective et autres « body shopping ». CRER / Tel : 0474 08 85 35 Travailleurs sans papiers : http://1maimanif.canalblog.com/ Reseaux Parrainage : http://parrainage127bis.canalblog.com Soutien au N° Triodos : 523 - 0801898 - 74 |
mardi 11 novembre 2008
[21septembre] De la vache à lait, du bouc émissaire et du grand méchant loup
lundi 10 novembre 2008
[21septembre] 108 migrants morts en octobre. Spécial Tunisie: la dictature à sud de Lampedusa
108 migrants morts en octobre. Spécial Tunisie: la dictature à sud de Lampedusa L'osservatorio sulle vittime dell'immigrazione http://fortresseurope.blogspot.com presenta LA DICTATURE À SUD DE LAMPEDUSA
Reportage depuis le bassin minier de Redeyef, en Tunisie. Des le début du mouvement social, des dizaines des syndicalistes ont étés arrêtés et torturés. Deux manifestants ont étés tués par balle par la police. Et plusieurs journalistes sont en prison. Pour les jeunes il n'y a pas d'autre choix que de brûler les frontières. Harrag. Vers Lampedusa [...]
OCTOBRE 2008 - Au moins 108 morts aux portes de l'Ue. Des victimes au Maroc (49), en Espagne (9), en Grèce (20), en Turquie (18) en Albanie (5), en Egypte (3), à Malte (2) et en France (2). Déjà 13.239 migrants et réfugiés ont perdu la vie aux frontières européennes depuis 1988
CONTRE LES CAMPS DE DETENTION EN LIBYE
Plus d'infos http://fortresseurope.blogspot.com
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samedi 8 novembre 2008
[21septembre] "Le VLD cautionne la clandestinité"
"Le VLD cautionne la clandestinité" martin buxant et vincent rocour Mis en ligne le 08/11/2008 Marie Arena (PS), la ministre des Pensions et de l'Intégration sociale, estime que le blocage dans le dossier de l'Asile est dû à un manque de leadership politique en Flandre. Mais elle ne désarme pas. Et renvoie le dossier dans les mains du Premier ministre. Entretien Vous êtes ministre des Pensions. Une table ronde sera lancée d'ici un mois. Avec quoi comme objectif ? On veut rassurer les pensionnés d'aujourd'hui et de demain. Leur dire que dans 20 ans, il y aura toujours une pension légale. C'est même la pension de l'avenir. Il n'y a plus grand monde qui y croit... Quand on voit la crise financière aujourd'hui, je ne pense pas qu'il y ait encore beaucoup de gens qui croient dans les épargnes-pensions du troisième pilier. La crise boursière ne vous inciterait-elle pas à réduire les incitants fiscaux accordés par l'Etat pour les épargnes-pensions au profit de la pension légale ? Ma priorité, c'est de garantir la pension légale. S'il n'y a pas assez d'argent pour la garantir, alors il faudra envisager d'aller chercher des moyens dans le budget consacré à la déductibilité fiscale du troisième pilier. Mais tant qu'on peut financer les deux régimes en même temps, je n'ai pas de problème. Il y a 7 mois que le gouvernement est en place. Dans le dossier sur l'asile et l'immigration, on est nulle part... Tout d'abord, la ministre de l'Asile, ce n'est pas moi. Karel De Gucht (VLD) dit qu'il y a deux ministres des sans-papier : Joëlle Milquet et vous... Il faut arrêter de se renvoyer la balle. La ministre qui a Qu'est-ce qui coince ? Une lecture différente de l'accord de gouvernement ? Ce n'est pas une question de lecture. Le chapitre consacré à l'immigration est très détaillé. Manifestement le VLD ne pense pas comme vous... La sensibilité dans ce dossier est très différente au nord et au sud du pays. C'est un euphémisme. Par ailleurs, depuis l'éclatement du cartel CD&V/N-VA, plus aucun parti ne détient le leadership en Flandre. Chacun veut se positionner en vue des élections régionales de juin2009. Si bien que, dans le dossier de l'Immigration, il n'y a au nord du pays aucun parti qui ne souhaite se démarquer, aucun pour se montrer un peu plus "généreux" que les autres. C'est cela le problème, pas l'accord de gouvernement, qui est très clair. Mais il y a quand même des critères de régularisation à définir, non ? Non. Dans l'accord, on a dit qu'il y aurait trois portes d'entrée vers la régularisation: la longue procédure (parce que l'Etat est en défaut), un ancrage local durable et le travail. Il y a une discussion pour savoir quels sont les publics "procédure longue durée". Demandes d'asile, procédure au Conseil d'Etat, etc. Là-dessus, on peut travailler. Mais Annemie Turtelboom ne veut pas. Elle dit que les procédures de longue durée, ce sont celles qui sont en cours. Même la procédure devant le Conseil d'Etat n'est pas prise en considération. Elle ne négocie pas. Pour l'ancrage local durable, on doit définir qui peut être éligible et ensuite, quels critères sont à prendre en considération. On a été très clair. On ne veut pas, en édictant une circulaire de régularisation, organiser un appel d'air qui pousserait des gens à venir en Belgique. On veut régulariser des milliers de gens qui sont venus en Belgique via une procédure légale, depuis 5 ans au moins, et qui y resteront. Qu'on arrête de dire que le PS et le CDH veulent régulariser n'importe qui n'importe comment. Le VLD vous accuse de vouloir une régularisation massive... On reste dans la logique de la régularisation au cas par cas. On ne veut pas créer un appel d'air. Mais on ne veut pas non plus cautionner la clandestinité. Qu'est-ce qui se passe aujourd'hui? Il y a des milliers de personnes illégales. Tout le monde s'en accommode, y compris le VLD. On ne veut pas leur donner des papiers. Qu'est-ce qui se passe alors? Ces gens vont travailler au noir. En cautionnant la clandestinité, on fragilise ces personnes vis-à-vis de leur employeur, des marchands de sommeil, de filière Vous dites que le VLD encourage un système quasi mafieux ? Il cautionne la clandestinité. Pensez-vous qu'il y aura une solution avant juin 2009 ? Sincèrement, on aurait pu aboutir en juillet. Evidemment, plus on s'approche des élections, moins on a de chances. Mais je n'abandonne pas. La balle n'est cependant plus dans le camp d'Annemie Turtelboom ou des autres. Elle est dans le camp d'Yves Leterme. Le rôle d'un Premier ministre est de rapprocher les points de vue. Les centres d'accueil pour demandeurs d'asile sont saturés. Ca, c'est de votre responsabilité... C'est hallucinant. On a un accord de gouvernement sur la régularisation qui est clair. Pour des raisons qui sont les siennes, la ministre compétente dit ne pas pouvoir avancer dans le dossier. Mais ce parti, qui a choisi de ne pas prendre ses responsabilités et qui entraîne, par sa non-décision, une saturation des centres m'attaque là-dessus en me demandant: "Qu'est-ce que vous attendez, Madame Arena?" On a rarement vu cela dans une majorité. Madame Turtelboom avance qu'il y a dans les centres d'accueil 8 000 personnes qui ne devraient pas y être ? C'est faux. J'ai vérifié. Sur les 15000 personnes hébergées en centre d'accueil, il n'y en a que 23 qui ne devraient pas y être. Ce sont des personnes qui ont reçu un titre de séjour, mais qui n'ont pas quitté le centre dans les deux mois comme la loi le stipule parce qu'elles n'avaient pas encore pu trouver un logement. Madame Turtelboom a sans doute oublié que Alors il y a un problème de capacité ? Je suis dans une position intenable. Soit j'obtiens des moyens supplémentaires pour augmenter la capacité d'accueil actuelle dans les centres soit on active la circulaire sur la régularisation pour augmenter le flux des sorties. Mais on me refuse de l'argent supplémentaire et l'on continue à négocier la circulaire. Je vais ouvrir 500 nouvelles places. Mais c'est juste pour l'hiver, pour ne pas laisser des gens dans la rue. Est-ce que dans le dossier Asile, le PS est totalement en accord avec le CDH ? Tout à fait. A 100 pc. Donc, le CDH, sur ce dossier, pratique une politique de gauche ? Le CDH, dans ce dossier-là, est effectivement un parti qui défend une position de gauche. C'est un gouvernement où l'ambiance est mauvaise : comment vous y sentez-vous ? On a connu mieux comme ambiance. Mais cela dépend des dossiers. Je sens une grande différence entre la gestion des pensions - où il est moins compliqué de forger le consensus - et celle d'un dossier comme l'accueil. Le dossier "grandes villes" sur lequel je travaille est également très sensible sur le plan institutionnel. Aujourd'hui, Regrettez-vous d'avoir quitté En tant que femme politique, un lieu où l'on gère Pourtant, les derniers mois comme ministre-Présidente de Il faut arrêter de penser que nous avons mis en place ce décret inscription par idéologie pure pour aller ennuyer les gens. Si tout fonctionnait magnifiquement sans décret, je ne l'aurais pas fait! Je ne suis pas là pour embêter les gens. Je voulais rendre à chaque parent la possibilité de faire le choix de son école. Si un parent veut mettre son enfant à Saint-Michel, qu'il en ait la possibilité, que son enfant soit blanc, noir, de Molenbeek ou d'Auderghem. Referiez-vous le décret inscription de la même manière ? Mais je ne me suis pas levée un jour en me disant que j'allais sortir ce décret. Il s'intégrait dans le contrat-programme pour l'école. Ce décret était la solution pour installer un mode transparent pour les inscriptions. Dans l'école publique, dans un Etat démocratique, je suis contre les privilèges. On nous a jugés durement parce que nous avons bousculé des modes de fonctionnement en place depuis des années. Vous vous êtes attaquée à l'establishment, donc ? C'est clair. Mais je pense que tout changement, quel qu'il soit, crée à un moment une frustration par rapport à une situation qui est bien rodée. Sur le fond, la mixité, personne ne la met en cause. Sur la forme, premier arrivé premier inscrit, j'avais fait le tour des possibilités. Mais j'étais ouverte aux autres propositions. Je n'en ai reçu aucune! Il a fallu que je parte de Il y a eu l'épisode de la "douche" à votre cabinet, puis celui du décret inscription : vous sentez-vous parfois davantage dans la ligne de mire de l'opinion publique que d'autres femmes et hommes politiques ? Je ne sais pas, je ne veux pas jouer la victime. Je pense être une des rares personnes en politique qui met plus l'accent sur le faire que sur le dire et le vendre. Mais ce n'est pas du tout ce qui me revient des médias. Les médias disent que Marie Arena, c'est paillettes et show. Heureusement qu'on a des gens plus concrets et modérés qu'Arena, disent-ils. On a fait récemment l'inventaire de tout ce que j'ai fait depuis 2000 - année où je suis entrée en politique. Je vous assure que c'est impressionnant Là, vous vous jetez des fleurs... Mais non. Simplement, je pense qu'en politique, l'hyperactivité est mauvaise. Parce que vous ne donnez pas le temps aux gens d'intégrer ce que vous réalisez ou ce que vous voulez faire. Peut-être le problème vient-il de là. Ça peut déranger: j'agis parfois comme une tornade. Et en politique, il faut donner le temps aux acteurs de digérer les changements. Je me pose aussi cette question. Vous êtes arrivée à Bruxelles : allez-vous vous impliquer dans la commune de Forest ? Oui. Je préfère toujours avoir une vue du terrain. Je suis aussi très intéressée par Vous imaginez-vous bourgmestre de Forest ? C'est trop tôt. Les élections communales, c'est en 2012.Il y a d'abord les régionales en 2009. Où vous serez sur la liste du PS ? Je ne sais pas encore, il faut voir comment les élus bruxellois se positionnent par rapport à mon arrivée. Quand je suis venue à Bruxelles, j'ai bien dit que je ne demandais rien. Pour moi, CRER / Tel : 0474 08 85 35 Travailleurs sans papiers : http://1maimanif.canalblog.com/ Reseaux Parrainage : http://parrainage127bis.canalblog.com Soutien au N° Triodos : 523 - 0801898 - 74 |
vendredi 7 novembre 2008
[21septembre] [ Ecolo-Sans papiers ] A la rue, Fedasil en surchauffe + Enfants en centre fermé + Coaching en pratique
Depuis plus de 6 mois, les centres ouverts sensés accueillir les nouveaux arrivants sont débordés. Des solutions précaires ont été trouvées. Ces bricolages ont atteint leurs limites, et nous ne pouvons tolérer qu'au cœur de Bruxelles des centaines de familles errent sans toit ni nourriture ! Les réponses de Mme Arena sont horriblement tardives et manifestement insuffisantes et avec un budget insuffisant. Dans le cadre de la loi actuelle, la Ministre peut d'urgence leur attribuer une aide financière pour que ces familles puissent se nourrir et se loger. Elle doit ensuite venir au plus vite au Parlement pour faire adopter une loi solidarisant l'ensemble des communes face à cette problématique. Le personnel de Fedasil, obligé de renvoyer des gens à la rue, d'improviser des soupes populaires ou quitter l'administration pour donner un coup de main sur le terrain doit pouvoir se remettre à son vrai travail : un accueil de qualité pour tous !
Lien vers l' échange avec la ministre Arena : http://www.zoegenot.be/Fedasil-au-lieu-de-se-plaindre-Mme,145.html
Lien vers le communiqué de presse ECOLO du 30 octobre : http://web4.ecolo.be/spip.php?article1000
Discussion au Sénat sur le non enfermement des enfants
La proposition de loi interdisant l'enfermement des enfants deposée par les sénatrices Carine Russo (ECOLO) et Freya Piryns (Groen !) et la proposition de loi CDV-PS-CDH en cadrant l'enfermement ont commencé à être discutées en commission au Sénat. Un important débat à suivre.
(les deux propositions sont en fichiers joints)
Les familles de demandeurs d'asile non enfermées…Turtelboom précise, un peu, le coaching
« La mission des coachs est réussie dès l'instant où le retour peut être organisé (…) » Toujours autant de flou sur critères pour décider quelles familles sera « maintenue ».
Lien vers ma question et la réponse de la ministre Turtelboom : http://www.zoegenot.be/Les-familles-de-demandeurs-d-asile.html
Zoé Genot, députée fédérale ECOLO Bxl-H-V
rue de Louvain 21, 1008 Bruxelles
tel 02.549.90.59, fax 02.549.87.98, zoe.genot@ecolo.be
[21septembre] LIGUE DES DROITS DE L'HOMME - SECONDE SEMAINE THEMATIQUE: 7/24:30! - MARGES A L'OMBRE
7/24 :30 ! (édition 2008)
"Marges à l'ombre"
Une semaine de droits humains, de culture et d’échanges
sur nos enfermements
Une initiative de la Ligue des droits de l’Homme,
en collaboration avec le
du 8 au 14 décembre
au
(1060 Saint-Gilles)
A travers une semaine de débats, de projections, d’expositions, de performances artistiques, de mises en situation..., "7/24:30!" propose à chacun(e) de s’approprier davantage ses droits et de devenir acteurs de sa citoyenneté. Après une première édition consacrée au respect de la vie privée et à la société de la sécurité, cette seconde édition vous invite à vous pencher sur la notion d'enfermement: entre les murs d'une cellule de prison, entre les murs d'un centre fermé pour étrangers, entre les murs de nos quartiers, de notre corps et de notre tête.
Au programme:
Des formations, des débats, des films, des spectacles… et des rencontres.
Téléchargez le programme complet
Consultez le programme au jour le jour
7/24:30!", ça veut dire quoi ?
7/24:30! - Marges à l'ombre
Du 8 au 14 décembre
Chaussée de Waterloo, 94 à 1060 Bruxelles
Réservations ciné, concert, lecture et danse
02/538.90.20 ccjf@brutele.be
Réservations débats, formations et balades
reservations@liguedh.be - 0471/30.44.90.
Consultez le dossier Enfermements publié dans
Infos et mises à jour: www.liguedh.be
Avec le soutien de nos partenaires:
Le centre culturel Jacques Franck, La COCOF, La Communauté française de Belgique (service Education permanente), La Communauté française de Belgique (service Egalité des chances), La ministre de l'intégration sociale, des pensions et des grandes villes, BEL RTL, Le Soir, La Médiathèque, Oxfam, La Librairie européenne, La bibliothèque communale de Saint-Gilles
jeudi 6 novembre 2008
[21septembre] Rassemblement pour les manifestant belges inculpés à Vichy
Rassemblement pour les manifestant belges inculpés à Vichy La Crer s'associe, ensemble avec les autres, à l'appel du BEA de l'ULB et au Comité d'Action Solidaire avec les Sans papiers CAS qui appellent à un rassemblement, pour exiger l'arrêt des poursuites contre les manifestants belges arrêtés au contre-sommet de Vichy. (Crer) CE VENDREDI À 18H DEVANT LA RÉSIDENCE DE L'AMBASSADEUR DE FRANCE, 41, BLD DU RÉGENT (PETIT CEINTURE, MÉTRO ARST-LOI) CRER / Tel : 0474 08 85 35 Travailleurs sans papiers : http://1maimanif.canalblog.com/ Reseaux Parrainage : http://parrainage127bis.canalblog.com Soutien au N° Triodos : 523 - 0801898 - 74 |
mercredi 5 novembre 2008
[21septembre] Action devant la bourse le 12 Nov a 17h
Action devant la bourse le 12 Nov a 17h
Parce que nos luttes sont intimement liées venez tous soutenir cette manifestation !
Merci !!
(CRER)
STOP AU CAPITALISME DE CASINO ! Sauvez les gens, pas les banquiers La crise financière fait des ravages. Les gens sont victimes de la soif du profit insatiable des banquiers. Il est temps de passer à l'action ! Action contre ce capitalisme de casino et pour la protection des gens. Á l'occasion de la tenue du sommet mondial sur la crise financière le 15 novembre prochain à Washington nous appelons tous les mouvements sociaux et les progressistes à un rassemblement devant la Bourse de Bruxelles, mercredi 12 novembre à 17h. Chacun(e) vient avec ses propres slogans et calicots. - Levée du secret bancaire et suppression des paradis fiscaux - Taxation et contrôle public des transactions financières internationales - Vers un service banque-assurance unique, 100% public - Suppression des fonds de pension privés: pour une Sécurité sociale forte pour tous/tes
David Dessers (Klimaat en sociale rechtvaardigheid) Eric Goeman (Attac-Vlaanderen) Jean-Marie Coen (Attac-Wallonie-Bruxelles) Eric Toussaint (président du CADTM Belgique) Ludo De Brabander (Vrede vzw) Prof. dr. Jan Dumolyn Jean-François Pontégnie (Climat et Justice Sociale) Luk Vandenhoeck (algemeen secretaris ACOD-VRT) Sarah Hutse (Uilekot vzw) François Gobbe (Kairos Europe WB - membre de TJN) Natan Hertogen (Onze zeg/Notre mot à dire) Erna Walraeve (Attac Gent) Alain Van Praet (Délégué principal CSC-Transcom) Jeroen Robbe (JNM) Jan-Pieter Everaerts (asbl Mediadoc vzw) M. Singleton (Professeur émerite de Louvain) Didi de Paris (auteur) Saïdi Nordine (Mouvement Citoyen Palestine) Carla Ronkes (Voorzitter Werkgroep Vluchtelingen Gent) Bruno De Wit (vakbondsafgevaardigde BBTK-social profit) Jos Geudens (ex-woordvoerder Kinderen zonder papieren) Anneleen Kenis (onderzoeker KULeuven) Anetta Verstraeten (déléguée syndicale CSC-CNE) Walter Ertvelt (Tekstschrijver) Antonio GOMEZ (militant antimilitariste) Pierre Roggemans (Réseau des épis mêlés) Lembo Ottorino Michele (membre du DAL Mons-Borinage) Pierre Piérart (Comité Surveillance Otan-CSO) Benoît Dassy (Secrétaire fédéral Régionale Bruxelloise des Équipes Populaires) manuel fuentealba (sociologue) Léon Gosselain (Climat et justice sociale et Espace Alternatif) Michele Di Nano (Equipes populaires) Tim Vanhove (onderzoeker Arteveldehogeschool) Filip De Bodt (gemeenteraadslid LEEF!-Herzele) Freddy Dewille (conseiller communal du groupe Gauche, Anderlues) Céline Caudron (LCR/SAP) Cristina Gay (Porte parole UAG) Marc De Smet (KP-Vlaanderen) Pierre Eyben (Parti Communiste) Marnix Schollaert (Groen!-Herzele) Luc Van Buynder lid (CAP en Masereelfonds) Pascal PIETTE (membre du CAP) Thomas Weyts (SAP/LCR) Didier BRISSA (UAG) Sven Van Trappen (Gemeenteraadslid LEEF! – Zottegem) Fréderic Lehembre (Rood UGent) Michel Vanhoorne (LEF) Denis Horman (LCR-Liège) Simon De Graeve (Poëet / SAP) Waroquiez Dominique (groupe féministe de la LCR Belgique ) Piet De Baere (OCMW-raadslid Leef! Herzele) Aude Boesmans Guido De Schrijver Anthony P. C. G. Legrand Tiago Lemaitre Frank Stappaerts Francis Taylor Amalia Taylor Daniel Roder Catherine Patris Martine Joseph Nicola Briale Sandra Dipinto Rachel Silski Emmanuel Katz Jean-Marie KEMPENEERS Pierre Emans Fabro José Gregorio Camiel Delclef Marie-José BODY Steun jij deze actieoproep ? Est-ce que vous sountenez cet appel à l'action ? Stuur een mail naar – Envoyez-nous un mail sur : CRER / Tel : 0474 08 85 35 Travailleurs sans papiers : http://1maimanif.canalblog.com/ Reseaux Parrainage : http://parrainage127bis.canalblog.com Soutien au N° Triodos : 523 - 0801898 - 74 |