mardi 8 septembre 2009

[21septembre] URGENT EXPULSION A ST GILLES PLACE MORICHAR !!!

APPEL A MOBILISATION

 

CONFERENCE DE PRESSE LE MERCREDI 9 SEPTEMBRE 2009 A 14H00

 

30 PLACE MORICHAR A SAINT-GILLES

 

MENACE D'EXPULSION

 

 

Les occupants du 29-33 place Morichar à Saint-Gilles (Bruxelles, Belgique) se sont vus signifier ce vendredi 28 août 2009 par un huissier de justice l'ordre d'évacuer le bâtiment dans les 48 heures. Cela fait donc plus d'une semaine que la police est susceptible de débarquer à tout moment. Face à cette situation nous lançons un appel urgent pour une mobilisation et une conférence de presse dans le bâtiment ce Mercredi 9/9 à 14h00.

 

Pour rappel, l'immeuble de la place Morichar (l'ancien bâtiment des impôts de Saint-Gilles) est occupé depuis le 11 mai 2009 par des familles soutenues par plusieurs associations et collectifs défendant le droit au logement. Cet immeuble appartient à la société Al Sabah Trust Company, basée au Panama.

 

Depuis, environ 120 personnes dont 54 enfants (la plupart inscrits dans les écoles de la commune) y vivent. L'immeuble est occupé par une majorité de familles (dont beaucoup de femmes seules avec enfants), quelques célibataires et des associations (avec grandes salles de réunion, un atelier collectif d'artistes, etc.).

 

Cette occupation présente plusieurs caractères exceptionnels:

- Des décisions prises en assemblée générale par les occupants eux-mêmes ;

- Une cohabitation harmonieuse entre les catégories d'occupants et les différentes communautés;

- Une infrastructure bien adaptée aux besoins des familles (eau, électricité, chambres saines, spacieuses et lumineuses);

- Toutes les garanties de sécurité et d'hygiène (un rapport officiel du service d'hygiène de la commune en témoigne);

- Des activités organisées pour les enfants (avec des intervenants extérieurs comme des troupes scoutes);

- Une riche vie sociale et associative: deux mariages y ont déjà été (dignement) fêtés il y a deux semaines!

- Une solidarité active entre les habitants ;

- De multiples marques de soutiens de l'extérieur (dons de meubles, vêtements, jouets, livres… e.a.).

 

Ce caractère a été reconnu tacitement par les autorités puisque la police de Saint-Josse et de Bruxelles elles-mêmes se sont présentées en mai dans l'immeuble pour nous prier d'accueillir des personnes sans logement (dont un famille de 7 enfants à la rue), et que début juillet FEDASIL nous a prié d'accueillir pendant un week-end 37 personnes qu'elle ne pouvait loger elle-même faute de locaux. Le Service de Prévention de Saint-Gilles nous a également demandé d'accueillir des familles particulièrement fragilisées (femmes et enfants handicapés, sans logement ou habitant, par exemple, dans une cave sans fenêtre).

 

La crise du logement est telle dans la région que les habitants de la place Morichar seraient littéralement à la rue en cas d'évacuation. Cette évacuation est d'autant plus absurde et inhumaine qu'elle ne se justifie par aucun caractère d'urgence ou de danger. A ce jour en effet, les projets de réhabilitation restent embryonnaires et la seule convention existante n'a été signée par aucune des parties.

 

Nous rappelons que nous agissons au nom de la dignité humaine et que l'article 23 de la Constitution Belge reconnaît le droit à un logement pour tous. A ce propos nous avons rencontré le chef du cabinet du Secrétaire d'Etat au logement qui affirme que les autorités publiques pourraient soutenir une "initiative d'occupation à titre précaire de bâtiments publics vides"  (cf  point 6 chapitre 2 de la déclaration gouvernementale).

 

Nous sommes effectivement en situation précaire puisque expulsables en permanence. Depuis l'ordre d'évacuation du 27/08, nous continuons les démarches pour trouver de nouveaux sites mais nous ne pouvons nous résoudre à nous retrouver à la rue. Nous avons besoin de temps, une expulsion immédiate par les forces de l'ordre n'est pas la solution.

 

 Nous nous devons d'agir de manière concrète pour que cette évacuation n'ait pas lieu. Les tractations sont en cours, un rendez-vous est prévu avec Mr Charles Picqué le 10/9, mais d'ici là, il est primordial de gagner en légitimité et nous appelons toute personne concernée à nous rejoindre. Mobilisons-nous contre cette expulsion, reflet d'une époque où la spéculation (dans ce cas immobilière) et le profit importent plus que la vie et la dignité de centaines de personnes.

           

Venez nous soutenir et participer à une conférence de presse ce mercredi 9/9 à 14h00 dans le bâtiment occupé de la place Morichar.

 

 

Merci d'avance.

 

Les Occupants de la place Morichar.

Jacques van der Biest.


 
 


 
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samedi 5 septembre 2009

[21septembre] Les « carnets noirs des centres fermés » chez nos amis Français de RESF, merci a eux...

Les « carnets noirs des centres fermés » chez nos amis Français de RESF, merci a eux...

 

Voir ici ; http://www.educationsansfrontieres.org/article21974.html

 

Si vous êtes d'accord avec la libre circulation des personnes et la suppression des centres fermés pour étrangers alors faites la même chose, publie les carnets noirs sur votre site Internet !!!

 

(Crer)

 



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mardi 1 septembre 2009

[21septembre] VOTTEM: soutien urgent à Monsieur KEITA

Bonjour, 
 
Je vous transfère ci-dessous le courrier d'une sympahisante du CRACPE, Marie Randaxhe,  qui s'occupe activement du soutien à Mr KEITA, d'origine Ivoirienne, détenu au centre fermé de Vottem. 
J'espère que vous pourrez relayer ses demandes, notamment en écrivant un courrier à l'Office et en envoyant un message de soutien à Monsieur Keita. 
Merci beaucoup, France Arets
 

Madame, Monsieur,
 
                    Je vous adresse ce courrier un peu en désespoir de cause en espérant que vous pourrez aider mon ami Alhassane Keita, qui est détenu depuis le 25 juillet au centre fermé de Vottem. Alhassane  est accusé , par l'Office des Etrangers, d'avoir fondé tout son dossier de régularisation sur de faux documents. 
 
En réalité, Alhassane a été abusé par de supposés agents communaux et employés de l'Office des étrangers au moment de la constitution de son dossier de régularisation.
Monsieur Keita, a ensuite, en toute bonne foi, été à plusieurs reprises à la commune porter les documents demandés , ainsi qu'à l'Office des Etrangers, à l'occasion  d'un voyage en Côte d'Ivoire, et jamais il ne lui a été reproché quoi que ce soit.
 
Il  a été diplômé en Sciences politiques à l'ULB en 2002,  puis DES en gestion du personnel en 2004 et DEA en Etudes Transdisciplinaires en 2005 ; et il est actuellement  directeur général du Centre Marollien de réinsertion par le travail et consultant en  insertion socio-professionnelle  pour le Collectif des femmes de Louvain la Neuve. Maintenant , alors qu'il est en Belgique depuis plus de 13 ans, parfaitement intégré et avec ce travail , tout son avenir s'effondre à cause de  cette accusation injuste.
 
 Je sollicite donc  votre aide afin de faire sortir mon ami de ce centre. La députée Ecolo Zoé Genot a  pris les choses en main et je souhaiterais vous demander si vous pourriez  envoyer un courrier à l'Office des étrangers, au Directeur Général Monsieur Roosemont,  World Trade Center ll , chaussée d'Anvers 59 B à 1000  Bxl et envoyer une copie a Madame Zoé Genot,députée,  rue de Louvain 21 à 1000 Bxl ou par email : zoe.genot@ecolo.be 
 
 Si vous désirez de plus amples renseignements, vous pouvez me contacter par mail randaxhemarie@yahoo.fr , ou par tél , mon numéro est : 0484 185994, Marie Randaxhe.  Pour téléphoner à Monsieur Keita : 0489 325832,  et pour lui écrire: Centre pour Illégaux de Vottem, rue Visé Voie 1, 4041 Vottem.
 
                  Ce serait vraiment très gentil à vous si vous pouviez le soutenir dans ce moment aussi difficile qu'inattendu qu'il traverse.

                  Je vous remercie beaucoup du soutien que vous pourriez apporter à mon ami et  dans l'attente de vos nouvelles , vous présente, Madame, Monsieur,  mes salutations les meilleures.
 
 
Marie Randaxhe
 

     

dimanche 30 août 2009

[21septembre] Des grèves « racistes » au Royaume-Uni ?

Des grèves « racistes » au Royaume-Uni ?
 
 


 
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samedi 29 août 2009

[21septembre] LE CARNET NOIR (4) DES CENTRES FERMES EST ARRIVE !

Merci de nous aider à diffuser ce message !

 

 

LE CARNET NOIR (4) DES CENTRES FERMES EST ARRIVE !

 

Quelques informations nécessaires pour comprendre leur existence et les faire bannir de notre société.

 

A telecharger ici ; http://regularisation.canalblog.com/archives/2009/08/28/14877077.html

 

 

SOMMAIRE

 

- EDITO

- DOSSIER : ACCUEIL DES IMMIGRES ET CROISSANCE DU PIB ET DE L'EMPLOI, DEUX OBJECTIFS INCONCILIABLES ?

 

REGULARISATION ;

 

- LES NOVELLES INSTRUCTIONS EN MATIERE DE REGULARISATION

- QUESTIONS PARLEMENAIRES AU PREMIER MINISTRE HERMAN VAN ROMPUY

- 79 JOURS DE GREVE DE LA FAIM, ET APRES ?

 

INTERVIEW : BENOIT VAN DER MEERSCHEN, PRESIDENT DE LA LIGUE DES DROITS DE L'HOMME, NOUS PARLE DES CENTRES FERMES, DE LA SURETE NATIONALE ET DE L'IMMIGRATION

 

EUROPE FORTERESSE ;

 

- DUBLIN, UN REGLEMENT A ABOLIR !

 

INTERVIEW : SELMA BENKHELIFA, AVOCATE AU CABINET PROGRESS LAWYERS  NETWORK  NOUS PARLE DE L'AGENCE EUROPEENNE FRONTEX

 

ACTIONS ET REFLEXIONS

 

- FEDASIL : 3 SOLUTIONS SIMPLES POUR DESENGORGER LES CENTRES OUVERTS

- LA TERREUR DE L'ANTITERRORISME

- LETTRE AU NOUVEAU MINISTRE DE L'IMMIGRATION MELCHIOR WATHELET

 
 


 
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start: 2008-09-03 end: 0000-00-00

mardi 25 août 2009

[21septembre] A LIRE ABSOLUMENT... !

Plus les sociétés deviennent inégalitaires, plus elles sont attachées à la diversité

Entretien avec Walter Benn Michaels, auteur de "La diversité contre l'égalité" (Raisons d'agir, février 2009).

 

Marianne2.fr : Pour vous, le débat sur la diversité masque l'accroissement des inégalités économiques?


Walter Benn Michaels :
Oui. Au cours des 30 dernières années, les pays comme la France, les Etats-Unis, le Royaume-Uni et le Canada sont devenus de plus en plus inégalitaires, économiquement parlant. Et plus ils sont devenus inégalitaires, plus ils se sont attachés à la diversité. C'est comme si tout le monde avait senti que le fossé grandissant entre les riches et les pauvres était acceptable du moment qu'une partie des riches sont issus des minorités.

Vous considérez qu'il s'agit d'un écran de fumé et qu'il est délibérément mis en place. Pourquoi et par qui?


Non, il n'y a pas de complot ici. Je pense que les gens se sont de plus en plus attachés à un modèle libéral de justice, dans lequel la discrimination — racisme, sexisme, homophobie, etc. — est le pire de tous les maux. Si ça marche, c'est à la fois parce que c'est vrai — la discrimination est évidemment une mauvaise chose — et parce que ça ne mange pas de pain— le capitalisme n'a pas besoin de la discrimination. Ce dont le capitalisme a besoin, c'est de l'exploitation.

Vous expliquez que la diversité ne réduit pas les inégalités, mais permet seulement de les gérer. Que voulez-vous dire?


Eh bien, il est évident que la diversité ne réduit pas les inégalités économiques. Si vous prenez les 10% de gens les plus riches (ceux qui ont en fait tiré le plus de bénéfices de l'explosion néolibérale des inégalités) et que vous vous assurez qu'une proportion correcte d'entre eux sont noirs, musulmans, femmes ou gays, vous n'avez pas généré plus d'égalité sociale. Vous avez juste créé une société dans laquelle ceux qui tirent avantage des inégalités ne sont pas tous de la même couleur ou du même sexe.

Les avantages en termes de gouvernance sont assez évidents, eux aussi. L'objectif du néolibéralisme, c'est un monde où les riches peuvent regarder les pauvres et leur affirmer (à raison) que personne n'est victime de discrimination, leur affirmer (tout autant à raison) que leurs identités sont respectées. Il ne s'agit pas, bien sûr, de les rendre moins pauvres, mais de leur faire sentir que leur pauvreté n'est pas injuste.

Vous allez même plus loin puisque vous expliquez que le combat pour la diversité a partie liée avec une logique néolibérale. Pourtant il a existé des convergences, que vous évoquez dans le livre, entre luttes économiques et revendications portées par des minorités. Pourquoi ces convergences ont-elles disparu aujourd'hui?

 
La convergence que vous évoquez entre la lutte contre la discrimination et le combat contre l'exploitation n'était qu'une convergence temporaire. Ainsi, par exemple, aux Etats-Unis, les Noirs radicaux se sont battus à la fois contre le racisme et le capitalisme. Des gens comme le Black Panther Bobby Seale ont toujours estimé qu'on ne peut pas combattre le capitalisme par le capitalisme noir, mais par le socialisme. Mais avec l'ère du marché triomphant débutée sous Reagan et Thatcher, l'antiracisme s'est déconnecté de l'anticapitalisme et la célébration de la diversité a commencé. Bien entendu, il n'y a rien d'anticapitaliste dans la diversité. Au contraire, tous les PDG américains ont déjà eu l'occasion de vérifier ce que le patron de Pepsi a déclaré dans le New York Times il y a peu: « La diversité permet à notre entreprise d'enrichir les actionnaires ».

De fait, l'antiracisme est devenu essentiel au capitalisme contemporain. Imaginez que vous cherchiez quelqu'un pour prendre la tête du service des ventes de votre entreprise et que vous deviez choisir entre un hétéro blanc et une lesbienne noire. Imaginez aussi que la lesbienne noire est plus compétente que l'hétéro blanc. Eh bien le racisme, le sexisme et l'homophobie vous souffleront de choisir l'hétéro blanc tandis que le capitalisme vous dictera de prendre la femme noire. Tout cela pour vous dire que même si certains capitalistes peuvent être racistes, sexistes et homophobes, le capitalisme lui-même ne l'est pas. Si dans les années 60 les Black Panthers pensaient qu'on ne pouvait pas combattre le capitalisme par le capitalisme noir, aujourd'hui, dans la crise économique actuelle, des gens comme Yazid Sabeg espèrent qu'on peut sauver le capitalisme grâce au capitalisme « black-blanc-beur ».

Vous ne semblez pas être un fervent partisan de la politique de discrimination positive telle qu'elle est menée actuellement aux Etats-Unis. Que préconiseriez-vous afin de rendre moins inégalitaire le système éducatif américain ?


Ces quarante dernières années, les étudiants des universités américaines ont changé, et de deux façons. Premièrement, ils se sont beaucoup diversifiés. Deuxièmement, ils sont toujours plus riches. Cela signifie qu'alors que les universités américaines se sont autoproclamées de plus en plus ouvertes (à la diversité), elles se sont en réalité de plus en plus fermées. Ça ne veut pas seulement dire que les jeunes issus de milieux modestes ont du mal à payer leur scolarité, ça signifie aussi qu'ils ont reçu un enseignement si bas de gamme dans le primaire et le secondaire qu'ils n'arrivent pas à passer les examens d'entrée à l'université.

Donc, la première chose à faire lorsqu'on décide de mettre en place une politique de discrimination positive, c'est de le faire par classes et non par races. La seconde — mais de loin la plus importante — chose à faire serait de commencer à réduire les inégalités du système éducatif américain dès le primaire. Tant que ça ne sera pas fait, les meilleurs universités américaines continueront à être réservées aux enfants de l'élite comme le sont, pour l'essentiel, les meilleures grandes écoles françaises. Même si, bien sûr, vos grandes écoles ainsi que vos universités les plus sélectives, puisqu'elles sont gratuites ou bien moins chères que leurs homologues américaines, apportent un avantage supplémentaire aux riches — c'est une redistribution des richesses, mais à l'envers.

Barack Obama est présenté, en France, comme un produit de la discrimination positive. Comment interprétez-vous sa victoire électorale et l'engouement qu'elle a pu susciter ?


Sa victoire, c'est le triomphe totale de l'idéologie néolibérale aux Etats-Unis, le triomphe de la diversité et en même temps celui des marchés. Ce n'est pas un hasard si des économistes démocrates conservateurs comme Larry Summers ou Tim Geithner sont ses conseillers les plus proches. Si ce que vous voulez, c'est sauver le système économique néolibéral de la crise, c'est une bonne chose. Nous savons tous que l'administration Bush était trop distraite par ses lubies impérialistes du XXe siècle pour s'apercevoir que Wall Street avait plus besoin d'aide que l'Irak. Obama ne fera pas cette erreur. Mais si vous voulez que le système change fondamentalement, ne comptez pas sur les Démocrates. Du point de vue de la justice économique, Obama, c'est juste un Sarkozy noir. Bien sûr, ce n'est pas un problème pour Sarkozy, mais c'est un problème pour tous les gens qui se disent de gauche, qui aiment Obama et pensent que l'engagement dans la diversité dont il est le produit va également produire une société plus égalitaire.

Le thème central de La diversité contre l'égalité, c'est qu'ils se trompent ; la diversité est au service du néolibéralisme, et non son ennemie. Ce n'est pas une adresse à Sarkozy — il sait déjà qu'une élite diversifiée est une élite plus heureuse, plus autosatisfaite. Cela s'adresse à la gauche, à ceux qui préfèrent s'opposer au néolibéralisme, plutôt que l'améliorer.

Source :
Marianne2.fr (le titre et le chapo ont été rédigés par la rédaction de l'Observatoire du communautarisme)

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4ème de couverture :
A la télévision comme dans les entreprises, au Parti socialiste comme à l'Elysée, à Sciences Po comme à l'armée résonne un nouveau mot d'ordre: Vive la diversité ! Avec l'élection de Barack Obama, le bruissement s'est changé en clameur. Désormais, chacun devrait se mobiliser pour que les femmes et les "minorités visibles" occupent la place qui Leur revient au sein des élites. Mais une société dont les classes dirigeantes reflètent la diversité a-t-elle vraiment progressé sur le chemin de la justice sociale ? A cette question jamais posée, Walter Benn Michaels répond par la négative. La promotion incessante de la diversité et la célébration des " identités culturelles " permettent au mieux, selon lui, de diversifier la couleur de peau et le sexe des maîtres. Sans remettre en cause la domination qui traverse toutes les autres : celle des riches sur les pauvres. A l'aide d'exemples tirés de la littérature, de l'histoire et de l'actualité, ce livre montre comment la question sociale se trouve désamorcée lorsqu'elle est reformulée en termes ethnico-culturels. Plus fondamentalement, il s'interroge sur l'objectif d'une politique de gauche: s'agit-il de répartir les inégalités sans discrimination d'origine et de sexe, ou de les supprimer ?

Biographie de l'auteur :
Walter Benn Michaels est professeur de Littéra
ture à l'université de l'Illinois à Chicago.

 
 


 


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samedi 22 août 2009

[21septembre] 78 immigrés laissés à l'abandon et à la mort au large de Lampedusa

78 immigrés laissés à l'abandon et à la mort au large de Lampedusa
 
La presse francophone n'en parle pas : 78 morts au large de Lampedusa en Italie : 78 immigrés laissés à l'abandon. Des navires, bateaux, yacht... sont passés à côté d'eux sans que personne ne vienne à leur secours.
 
 
 




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mardi 11 août 2009

[21septembre] LIGUE DES DROITS DE L'HOMME - AVANT PREMIERE "14 KILOMETRES"

La Ligue des droits de l'Homme et l'Actor's studio

vous invitent à assister à l'avant-première du film

"14 kilomètres" de Gerardo Olivares
Projection suivie d'une rencontre avec le réalisateur.

Le mardi 1er septembre à 19h
A l'Actor's Studio

L'histoire
Deux frères maliens décident de prendre la route du nord, persuadés que l'avenir est ailleurs. A Agadez, ils rencontrent une jeune fille au regard éteint : Violette. Le lendemain, embarqués dans le même autocar, ils sont déposés en plein désert avec de maigres instructions pour la poursuite de leur voyage. Le périple commence. Chaque frontière franchie offre son lot de complications et les issues s'amoindrissent: la prison, la mort... ou peut-être l'Europe ?

La moitié de l'Afrique défile sous nos yeux, grandiose et tragique, parcourue à pieds, à bout de forces par des personnages attachants. Nombreux sont ceux qui tentent chaque jour ce trajet au péril de leur vie, pour arriver dans un état de souffrance indescriptible.

Pourquoi la Ligue a choisi ce film?
Quatorze kilomètres. C'est la distance qui sépare l'Afrique de l'Europe. C'est aussi la barrière qui sépare les millions d'Africains de leur rêve. "14 kilomètres", c'est est en quelque sorte le préquel des 35 kilomètres que devait encore parcourir le jeune irakien de "Welcome", l'amont d'un voyage sinueux et rempli d'obstacles vers le Paradis européen avant la dernière ligne droite qui ne l'est pas moins. Joué avec un naturel parfois maladroit mais in fine touchant par des comédiens non professionnels, "14 kilomètres" mélange habilement documentaire et fiction. Au fil des kilomètres parcourus pour rejoindre l'Espagne, les migrants devront faire face aux dangers dont regorge le voyage, qu'ils proviennent de la nature – le désert du Ténéré, sublimement mis en image – ou des hommes (les passeurs, les gardes frontières). Gerardo Olivares décrit les liens forts de solidarité qui se tissent entre ces hommes et ces femmes qui tentent de réaliser leur rêve et laisse entendre que parfois, à la porte de la forteresse Europe, des miracles peuvent s'accomplir.

14 kilomètres de Gerardo Olivares
Avec Illiassou Mahamadou Alzouma, Adoum Moussa, Aminata Kanta  

INFOS ET RESERVATIONS: 02/217 94 41 - yann@cnc-cinema.be

Tarif: 6€

Visionnez la bande annonce sur le site de la LDH:
http://www.liguedh.be/index.php?option=com_content&task=view&id=631&Itemid=218