mardi 24 janvier 2012

[21septembre] Le STEENROCK 2012 est en marche... Rendez-vous le 5 mai! A diffuser largement!


 
Le STEENROCK 2012 est en marche… Rendez-vous le 5 mai !
Un après-midi de concerts gratuits devant les grilles du centre fermé 127bis, au bord des pistes de l'aéroport de Zaventem. Pour manifester ensemble notre désaccord sur l'existence de ces prisons pour étrangers venus chercher chez nous ce qu'ils ne pouvaient trouver ailleurs, et offrir en musique notre soutien aux personnes enfermées qui n'ont pourtant commis aucun crime.
Parce que la poésie et la musique sont des armes douces mais redoutables contre l'injustice,
parce que l'art et la mobilisation des artistes permettent de sortir de l'indifférence,
 parce que nous voulons offrir aux personnes migrantes et sans-papiers un chant de solidarité :
rendez-vous le 5 mai 2012 pour une journée festive et militante.


Faites de la musique, pas des centres fermés!

L'affiche sera communiquée ultérieurement, ainsi que les rendez-vous pour s'y rendre ensemble à vélo, en bus, en train ou en covoiturage.
Le Steenrock 2012 est organisé par la CRER, Bruxelles-Laïque et le SCI.

 



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Pour transmettre des messages à ce groupe, envoyez un e-mail à
l'adresse crer-visites@googlegroups.com


jeudi 19 janvier 2012

[21septembre] expulsion ce vendredi matin

 
Bonjour à toutes et à tous,
 
tout d'abord, une bonne nouvelle, Monsieur Konate, pour lequel beaucoup de personnes se sont mobilisées n'a pas été expulsé mardi. L'expulsion qui était bien prévue à cette date n' a été organisée malgré le fait que la requête à la Cour Européenne des Droits de l'Homme n'a pas été acceptée. Nous remercions  les personnes qui s'étaient préparées à aller à l'aéroport, et en particulier la CRER.
 
Nous venons d'être avertis de la mise au cachot à Vottem de Monsieur MVUAMA Jean-Pierre, d'origine congolaise, en Belgique depuis de longues années, père de deux enfants qui y résident . Monsieur MVUAMA considère qu'il n' a pas été régularisé à cause d'une injustice, vol de ses papiers par quelqu'un d'autre... et souhaite recommencer une procédure. L'Office des Etrangers veut  rapatrier de force avec escorte (3ème tentative ) cette personne dont les proches craignent pour la vie,  en tant qu'opposant au régime Kabila .
 
Nous vous demandons d'envoyer des messages de protestation à Brussels Airlines : info@brusselsairlines.com   Fax = 02/723.35.99  02/7238496 02  02/7534931

Et à ceux qui le peuvent d'être présents demain vendredi 20 janvier 2012 à 8 h 55 à la zone d'embarquement de Zaventem pour informer les passagers du vol SN Airlines à destination de Kinshasa, flight 353 de 10 h 55 de sa présence et de l'utilité de sensibiliser l'équipage pour que cette expulsion ne puisse avoir lieu.
Si vous pensez pouvoir vous libérer pour aller à l'aéroport, merci de me le faire savoir en m'appelant au 0497  54 24  33, afin de vous mettre en coordination avec d'autres.
 
Pour le CRACPE, France Arets


 


 

mercredi 18 janvier 2012

[21septembre] Les refugies commencent 2012 par une manif au MR

 Refugies pakistanais à Bruxelles : mobilisation générale

Communiqué de presse du 17 janvier 2012

En ce début d'année austéritaire et morose, une trentaine d'hommes ont décidé de prendre leur destin en main et de dénoncer l'exploitation et la criminalisation dont ils sont les victimes quotidiennes ici à Bruxelles. Ils ont tous fui le Pakistan pour se protéger des combats qui y font rage et sont arrivés dans le seul espoir d'une vie plus digne.
Aujourd'hui, ils se retrouvent non seulement dans des conditions de logement et de travail inhumaines et dégradantes mais ils sont en plus les coupables et responsables désignés des principaux maux actuels de la société européenne. Ils deviennent ainsi des parias à la merci de toutes les accusations.

Ils prévoient une mobilisation de grande envergure dans le but d'informer directement les citoyens et leurs représentants et de les faire réfléchir en toute connaissance de cause aux possibilités qui sont les leures pour mettre fin à l'exploitation quartmondiste qui opère actuellement: bsence de droits, accès aux soins de santé quasi impossible, scolarisation nulle, logement précaire, voire inexistant, pas de protection au travail...
De réunions en manifestations, ils comptent interpeller tant les partis politiques que les ONG et les institutions européennes.

Leur parcours commence ce lundi 23 janvier à 12h00 au siège du MR à Bruxelles, où une délégation rencontrera les principaux représentants du parti.

Ils ont choisi l'espoir et la détermination plutôt que la résignation, ils se feront entendre.
 
Samir ; 0486 569359
 
 
 
 
CRER / Tel : 0474 08 85 35
Soutien au N° Triodos  :  523 - 0801898 - 74

dimanche 15 janvier 2012

[21septembre] RDV pour arreter une expulsions!

Nous vous demandons de protester et de vous mobiliser contre l'expulsion de Monsieur Mohamed KONATE, prévue ce mardi 17 janvier vers Conakry en Guinée, vol SN 223 à 11h15 à Zaventem.

Monsieur Konate est d'origine guinéenne. Il est issu d'un pays qui a connu de multiples... crises politiques et périodes de dictature, avec comme conséquences exécutions et arrestations massives. Des arrestations arbitraires continuent de se poursuivre aujourd'hui et des personnes ont encore été tuées lors de manifestations en septembre dernier. Notre soutien à Monsieur Konate, c'est aussi réaffirmer la légitimité du droit d'asile, le droit de fuir les persécutions, la guerre, et de pouvoir être accueilli et vivre dans un pays démocratique, en paix. Nous constatons que trop de personnes sont déboutées de l'asile en Belgique (75%) après un examen partial du dossier....

Monsieur Konate est arrivé en Belgique en 2008, a demandé l'asile et a reçu une réponse négative. Il a ensuite introduit une demande de régularisation lors de l'instruction de 2009, réponse négative à nouveau. Depuis lors, il a introduit un recours, toujours pendant. Depuis son arrivée en 2008, il suit à Liège les cours de l'Institut de Technologie de la Ville de Liège.
Son expulsion serait celle de quelqu'un qui a tissé toute une série de liens sociaux à Liège et qui souhaite terminer sa formation (4e année). Nous protestons également contre la pratique qui consiste à expulser des personnes alors que leur recours n'est pas encore passé au Conseil du Contentieux.

Son avocate a introduit un recours à la Cour Europénne des Droits de l'Homme pour demander une interdiction de l'expulsion pour cette raison, mais aussi parce que l'arrestation s'est déroulée dans des conditions abusives.

Monsieur Mohamed Konate a été arrêté à son domicile le 18 octobre dernier . Voici comment les faits se sont déroulés.

Des policiers se sont présentés à son domicile ; ils ont déclaré qu'ils voulaient vérifier l'état de son dossier de séjour. Il n'était pas là, son propriétaire l'a appelé. Monsieur Konate est arrivé et s'est vu emmené par la police au commissariat, puis au centre fermé pour étrangers de Vottem.

D'autres personnes sont arrêtées dans les commissariats après s'être rendues à une convocation relative à leur dossier. Cela est un résultat de la circulaire Wathelet aux bourgmestres du 10 juin 2011 qui concerne les éloignements. Il s'agit bien là d'un abus. Ces procédés, qui semblent se répandre aujourd'hui, sont parfaitement contraires à l'article 5 de la Convention européenne des Droits de l'Homme qui interdit l'arrestation par ruse ou mensonges, et à l'arrêt Conka, prononcé par la Cour Européenne des Droits de l'Homme en 2002 suite à l'expulsion collective de Belgique de Tziganes vers la Slovaquie en 1999 après convocation dans les commissariats de Gand « pour une affaire qui vous concerne » .



Pour empêcher cette expulsion, vous pouvez


envoyer un e-mail ou fax à Brussels Airlines en demandant qu'il soit transmis au Commandant de bord du vol, ou téléphoner
BRUSSELS AIRLINES : info@brusselsairlines.com Fax = 027233599 / 02/7238496 / 027534931 Tél = 078 188889 / 027232345 / 027232362



protester auprès de Maggie De Block, nouvelle Secrétaire d'Etat à la politique d'asile et d'immigration: Maggie.DeBlock@fedasil.be


être présent à l'aéroport au guichet d'enregistrement du vol SN 223 dès 9h15 afin d'expliquer la situation aux passagers pour qu'ils protestent auprès de l'équipage du vol


Si vous pouvez être présent à l'aéroport, pouvez vous nous répondre en indiquant un numéro de téléphone, pour pouvoir organiser une coordination entre les personnes disponibles, ou m'appeler au 0497 54 24 33.

Bien entendu si nous apprenons ce lundi que l'expulsion est annulée, les personnes qui se seront proposées pour l'aéroport seront immédiatement averties.





Pour le CRACPE,

France Arets
 
 
 
 
 
CRER / Tel : 0474 08 85 35
Soutien au N° Triodos  :  523 - 0801898 - 74

samedi 14 janvier 2012

[21septembre] expulsion de Mohamed Konate ce mardi 17 janvier

 
 
Bonjour à toutes et à tous,

Nous vous demandons de protester et de vous mobiliser contre l'expulsion de Monsieur  Mohamed KONATE, prévue ce mardi 17 janvier vers Conakry en Guinée, vol SN 223 à 11h15 à Zaventem.

Monsieur Konate est d'origine guinéenne. Il est issu d'un pays qui a connu de multiples crises  politiques et périodes de dictature, avec comme conséquences exécutions et arrestations massives. Des arrestations arbitraires continuent de se poursuivre aujourd'hui et des personnes ont encore été tuées lors de manifestations en septembre dernier. Notre soutien à Monsieur Konate, c'est aussi réaffirmer la légitimité du droit d'asile, le droit de fuir les persécutions, la guerre, et de pouvoir être accueilli et vivre dans un pays démocratique, en paix. Nous constatons que trop de personnes sont déboutées de l'asile  en Belgique (75%) après un examen partial du dossier....

Monsieur Konate est arrivé en Belgique en 2008, a demandé l'asile et a  reçu une réponse négative. Il a ensuite introduit une demande de régularisation lors de l'instruction de 2009, réponse négative à nouveau. Depuis lors, il a introduit un recours, toujours pendant. Depuis son arrivée en 2008, il suit à Liège les cours de l'Institut de Technologie de la Ville de Liège.
Son expulsion serait celle de quelqu'un qui a tissé toute une série de liens sociaux à Liège et qui souhaite terminer sa formation (4e année). Nous protestons également contre la pratique qui consiste à expulser des personnes alors que leur recours n'est pas encore passé au Conseil du Contentieux.

Son avocate a introduit un recours à la Cour Europénne des Droits de l'Homme pour demander une interdiction de l'expulsion pour cette raison, mais aussi  parce que l'arrestation s'est déroulée dans des conditions abusives.

Monsieur Mohamed Konate a été arrêté à son domicile  le 18 octobre dernier . Voici comment les faits se sont déroulés.

Des policiers se sont présentés à son domicile ; ils ont déclaré  qu'ils voulaient vérifier l'état de son dossier de séjour.   Il n'était pas là, son propriétaire l'a appelé. Monsieur Konate est arrivé et s'est vu emmené par la police au commissariat, puis au centre fermé pour étrangers de Vottem.

D'autres personnes sont arrêtées dans les commissariats après s'être rendues à une convocation relative à leur  dossier. Cela est un résultat de la circulaire Wathelet aux bourgmestres du 10 juin 2011 qui concerne les éloignements. Il s'agit bien là d'un abus. Ces procédés, qui semblent se répandre aujourd'hui, sont parfaitement contraires à l'article 5 de la Convention européenne des Droits de l'Homme qui interdit l'arrestation par ruse ou mensonges, et à l'arrêt Conka, prononcé par la Cour Européenne des Droits de l'Homme en 2002   suite à l'expulsion collective de Belgique de Tziganes vers la Slovaquie en 1999 après convocation dans les commissariats de Gand « pour une affaire qui vous concerne » .

 

Pour empêcher cette expulsion,   vous pouvez

  • envoyer un e-mail ou fax à Brussels Airlines en demandant qu'il soit transmis au Commandant de bord du vol, ou téléphoner
    BRUSSELS AIRLINES : 
    info@brusselsairlines.com  Fax = 027233599 / 02/7238496 / 027534931 Tél = 078 188889 / 027232345 / 027232362
  • protester auprès de Maggie De Block, nouvelle Secrétaire d'Etat à la politique d'asile et d'immigration: Maggie.DeBlock@fedasil.be
  • être présent à l'aéroport au guichet d'enregistrement du vol SN 223 dès 9h15 afin d'expliquer la situation aux passagers pour qu'ils protestent auprès de l'équipage du vol

Si vous pouvez être présent à l'aéroport, pouvez vous nous répondre en indiquant un numéro de téléphone, pour pouvoir organiser une coordination entre les personnes disponibles, ou m'appeler au 0497 54 24 33.

Bien entendu si  nous apprenons ce lundi que l'expulsion est annulée, les personnes qui se seront proposées pour l'aéroport seront immédiatement averties.

 

 

Pour le CRACPE,

France Arets

 

 

mercredi 11 janvier 2012

[21septembre] soutien à Belize et à sa maman

 
Bonjour à toutes et à tous,
 
Pétition urgente:
 

A Madame Maggie De Block, Secrétaire d'Etat à la politique d'asile et d'immigration,


A Monsieur Stéphane Moreau, Bourgmestre d'Ans,

 

Belize est une enfant de 12 ans, rwandaise, née en Belgique.  Elle vit avec sa maman, Marie-Claire UWIMANA, à Ans, où elle s'apprêtait à finir ses primaires, dans une école où elle est aimée de tous.

Elles ont reçu l'ordre de quitter le territoire avant le 13 janvier 2012. En effet, leur dossier de demande de régularisation a été jugé non recevable,  contre toute attente, à cause de l'absence d'une pièce d'identité conforme. Un nouvel avocat reprend aujourd'hui leur dossier et les démarches sont en cours pour retrouver un titre d'identité rwandais valide.  

Face à l'urgence, nous avons à cœur de vous transmettre l'appel à l'aide de Belize, qui dit préférer mourir que d'avoir à vivre ça. Nous vous remercions d'entendre sa voix, et la voix de ceux qui se mobilisent pour la défendre, et défendre sa maman. Nous espérons que l'ordre de quitter le territoire puisse être suspendu  et qu'elle puisse être régularisée lorsque le nouveau dossier sera complété et déposé.

Vous pouvez de suite  signer  cette pétition en ligne: http://www.lapetition.be/en-ligne/Action-urgente-belise-sa-maman-10869.html et diffuser. Aussi   imprimer, photocopier l'exemplaire papier, en attaché,  à faire signer massivement autour de vous, école, lieu de travail, maison de quartier etc. , puis à nous renvoyer à l'adresse indiquée en bas de la feuille.
 
Il s'agit d'une situation très exemplative de ce qu'est devenue l'application des instructions de de régularisation de 2009: trouver la moindre faille pour refuser les dossiers au mépris des Droits Humains les plus élémentaires (une maman et son enfant scolarisée vivant  depuis 12 ans en Belgique!).
 
Pour le Cracpe,
France Arets
 
 

dimanche 1 janvier 2012

[21septembre] URGENT! EMPECHONS UNE EXPULSION

----- Original Message -----
From: "cracpe" <cracpe@skynet.be>
To: "Sans-papiers" <Sans-papiers@googlegroups.com>
Sent: Sunday, January 01, 2012 7:50 PM
Subject: URGENT! EMPECHONS UNE EXPULSION


>
> ----- Original Message -----
> From: "Jacques CHEVALIER" <chevaljak@mail.be>
> To: <undisclosed-recipients:>
> Sent: Sunday, January 01, 2012 7:10 PM
> Subject: EMPECHONS UNE EXPULSION
>
>
> Nous venons d'être avertis de la mise au cachot à Vottem de Monsieur
> MVUAMA Jean-Pierre, résident congolais en Belgique depuis plus de vingt
> ans, opposant notoire à Kabila. L'Office des Etrangers veut rapatrier de
> force avec escorte (2ème tentative en quelques semaines) cette personne
> dont les proches craignent pour la vie. En effet il apparait que des
> opposants au régime Kabila de retour au pays disparaissent étrangement
> entre leur sortie d'avion à Njili et la zone des arrivées. Cela ne semble
> pas inquiéter ni émouvoir les autorités belges ni l'opinion publique belge
> et internationale d'ailleurs.
>
>
>
> Nous demandons à ceux qui le peuvent d'être présents demain lundi 2
> janvier 2012 à 8 h 55 à la zone d'embarquement de Zaventem pour informer
> les passagers du vol SN Airlines, flight 351 de 10 h 55, de la présence de
> notre ami à bord, de l'utilité de refuser de s'asseoir avant le décollage
> pour bloquer celui-ci et sensibiliser l'équipage pour que cette expulsion
> ne puisse avoir lieu. C'est d'autant plus important que l'intéressé
> devrait recevoir des documents de séjour en Belgique en bonnes et dues
> formes le 9 janvier selon les infos que nous ont fournies par ses amis et
> la famille.
>
>
>
> On peut aussi envoyer des messages de protestation à Brussels Airlines :
>
> info@brusselsairlines.com
>
> Fax = 02/723.35.99 et 02/7238496
>
>
>
> Important pour nous de compter sur un maximum de relais y compris dans la
> presse et chez les politiques de tous bords et de bonne volonté (ça existe
> !).
>
>
>
> Jacques CHEVALIER
>
> CRACPE Liège

_______________________________________________
21septembre mailing list
21septembre@lists.collectifs.net
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lundi 19 décembre 2011

[21septembre] Miguel Angel Peña Moreno est menacé d'une extradition imminente vers le Chili!

 

Miguel Angel Peña Moreno est menacé d'une extradition imminente vers le Chili. Il faut empêcher ce crime..
 
 
La Haute Cour de justice chilienne a donné son feu vert jeudi à l'envoi de la demande d'extradition
SANTIAGO DU CHILI
 
Le Chili va demander à la Belgique d'extrader Miguel Angels Peña Moreno, soupçonné d'avoir appartenu au groupement armé qui avait assassiné en 1991 le sénateur de droite Jaime Guzman, rapporte vendredi le site Lasegunda.com.
Jaime Guzman était, durant la dictature au Chili, le conseiller juridique du général Augusto Pinochet. Le sénateur de l'Union Democrata Independientes (UDI) avait été tué par balle en 1991, alors qu'il quittait une université dans laquelle il enseignait.
Un juge chilien a établi après enquête que M. Peña habitait actuellement en Belgique. La Haute Cour de justice chilienne a donné son feu vert jeudi à l'envoi de la demande d'extradition.
© La Dernière Heure 2011
 
La [Cour] Suprême [marque son accord pour que le Chili] demande
à la Belgique l'extradition d'un «ex-frentiste» pour le crime [ayant
coûté la vie à] Jaime Guzmán Miguel Ángel Peña Moreno est soumis à procès en tant qu'«auteur du délit d'attentat terroriste avec résultat de mort» [en la personne] du sénateur de l'UDI
Jeudi 15 decembre 2011 – par www.nacion.cl – photo : archive www.nacion.cl
Dans une décision unanime, la Cour Suprême [a marqué son accord pour que le
Chili] sollicite à la Belgique l'extradition de l'«ex-frentiste» Miguel Ángel Peña
Moreno, soumis à procès pour l'homicide du sénateur de l'Union Démocratique
Indépendante (UDI) Jaime Guzmán Errázuriz.
Les juges de la Deuxième Salle du tribunal suprême Jaime Rodríguez, Rubén
Ballesteros, Hugo Dolmestch, Charles Künsemüller et l'avocat intégrant Domingo Hernández ont accueilli la demande faite par le juge spécial Mario Carroza, et ont pris en compte le rapport favorable de la procureur Mónica Maldonado en vue de donner cours à la requête.
D'après la résolution, l'ex-intégrant du Front Patriotique Manuel Rodríguez est
soumis à procès en tant qu'«auteur du délit d'attentat terroriste avec résultat de
mort» du sénateur [sus-mentionné], délit typifié «dans l'article 2°, N° 3°, de la Loi N° 18.314 qui définie les infractions terroristes, en consonance avec les articles 1°, N°1° du même texte légal, et 5°, lettre a de la Loi N° 12.927 sur la Sécurité de l'État».
 
Les arguments
 
La sentence souligne que toutes les conditions requises sont réunies pour procéder à la demande d'extradition, conformément à la participation vérifiée à l'heure actuelle et aux normes du Traité d'Extradition signé entre le Chili et le Royaume de Belgique.
«Entre le Chili et le Royaume de Belgique existe un traité bilatéral d'extradition, signé à Santiago le 29 mai 1899, homologué le 14 janvier 1904 et promulgué le 13 mars de la même année», ont argué les juges suprêmes.
Ils ajoutent que conformément à la dite convention «pour que prenne cours
l'extradition d'une personne qui se trouve dans le territoire de l'autre État [signataire], il faut que [l'État] réclamant ait juridiction pour juger le fait délictueux incriminé à l'extraditable, les deux États s'engageant à faire la remise réciproque des individus qui se seraient réfugiés dans l'un de deux pays en raison du fait d'avoir été accusés ou condamnés dans l'autre [État], pour un des délits qui s'énumèrent, parmi ceux-ci celui de meurtre, actes illicites qui doivent être punissables par les lois des 2 pays, le requérant et le requis, prévoyant une sanction minimale d'un an de privation de liberté; et que l'action pénale ne soit pas prescrite et qu'il ne s'agisse pas d'un délit politique ou connexe, ni d'un délit purement militaire ou contre la religion».
 
 
Miguel Angel Peña Moreno
est menacé d'une extradition imminente vers le Chili.
Il faut empêcher ce crime.
 
 
Monsieur Miguel Angel Peña Moreno –un ressortissant chilien habitant en Belgique– est recherché par la justice chilienne. Celle-ci l'accuse d'être mêlé à un attentat ayant coûté la vie au principal mentor idéologique du régime Pinochet : le sénateur d'extrême droite Jaime Guzmán.
Cette action avait été menée et revendiquée, en avril 1991, par une organisation de résistance à la dictature de Pinochet, le Front Patriotique Manuel Rodríguez (le FPMR), contre un des acteurs-clé de la dictature pinochettiste. Jaime Guzmán était, en effet, le concepteur principal de la Constitution frauduleuse de 1980 (la Loi fondamentale qui aura permis à Augusto Pinochet de légitimer sa politique de terreur…).
Membre de l'Opus Dei et admirateur du général Franco, Jaime Guzmán (ami personnel d'Augusto Pinochet sur qui il avait une grande influence) avait été l'un des membres fondateurs des milices fascistes Patria y Libertad pendant la période présidentielle de Salvador Allende. De surcroît, Guzmán avait pu être désigné sénateur grâce aux distorsions provoquées par le système binominal qu'il avait lui-même conçu pendant le régime militaire; cette manipulation légale lui a ainsi permis d'être élu avec 17% de voix contre Ricardo Lagos qui en avait recueilli 31%.
 
Les faits et le contexte historique
 
Miguel Peña est issu d'un milieu défavorisé. Très tôt, il a subi les conséquences économiques et répressives de la dictature. Tout comme de nombreux jeunes, il a résisté à l'arbitraire du régime et voulu apporter un élan d'espoir, de justice et de liberté à l'ensemble de la société chilienne. Son engagement dans la lutte contre le régime dictatorial lui a valu d'être fait prisonnier et torturé en 1984 par la CNI (la Central Nacional de Informaciones, un des appareils de répression de la dictature) et ensuite en 1986 par la DIPOLCAR (la Dirección de Inteligencia Policial de Carabineros – la police militarisée chilienne). Ces faits figurent dans les registres de la Vicaría de la Solidaridad (une instance de l'église catholique chargée d'observer le respect des droits humains fondamentaux). Durant la journée de manifestation, à l'occasion d'anniversaire du coup d'État, le 11 septembre 1986, il fut blessé par balles par des agents de sécurité en civil (cet acte répressif figure dans les Annales de la PDI, Policía de Investigaciones de Chile – la PJ chilienne).
Se sachant poursuivi et recherché par la justice chilienne, Miguel Peña s'est réfugié en Belgique en 1998, où il a introduit une demande de reconnaissance au titre de réfugié politique.
Trois ans plus tard, Miguel a été inculpé par la Justice chilienne, au motif qu'il était la personne ayant procuré la voiture utilisée lors de l'attentat contre Guzmán. Or non seulement Monsieur Peña a toujours contesté cette accusation mais il continue à dénoncer les nombreuses irrégularités de l'enquête judiciaire chilienne qui menèrent à inculper trois personnes différentes, lors de procès successifs, pour ce même fait. Malgré ces dénégations, le juge spécial Mario Carroza de la Cour d'Appel de Santiago décide le 31 août dernier la demande d'extradition de Miguel Peña Moreno. Le Procureur de la Cour Suprême de Santiago a approuvé cette demande d'extradition vers le Chili le 28 septembre ; et une seconde instance de la même Cour Suprême vient d'avaliser définitivement cette décision le 26 octobre 2011.
Le cadre juridique institutionnel tel qu'il prévaut au Chili
La Constitution de 1980 (édictée par la dictature militaire sans la moindre norme garantissant une réelle expression de la volonté populaire) est toujours d'application au Chili. Pourtant, c'est cette Constitution qui a continué à déterminer l'itinéraire politique de la société et le cours des événements après la fin de la dictature (en 1989). À partir de 1990, cette Constitution illégitime a ainsi corseté toutes les institutions du pays, conservant son essence autoritaire et antidémocratique, malgré l'organisation d'élections. Les quelques modifications réalisées ne changent rien d'essentiel à cet état des choses.
La liste de jugements arbitraires rendus par la justice chilienne étant très longue, nous nous en tiendrons aux plus récents. Selon le Rapport 2011 de l'association Human Rights Watch, jusqu'en juin 2010, 292 ex-militaires et collaborateurs civils de la dictature ont été condamnés pour des délits tels que disparitions forcées, exécutions extrajudiciaires et torture. En août 2010 moins du tiers de ces condamnés purgeaient leurs peines car la Cour Suprême a régulièrement appliqué son pouvoir discrétionnaire pour les réduire.
Le 29 septembre 2011, le juge spécial Mario Carroza a refusé la demande de la famille de Salvador Allende de juger le général Mario López Tobar qui a pourtant reconnu avoir attaqué le palais présidentiel de La Moneda le 11 septembre 1973 avec comme résultat la mort du Président du Chili. C'est ce même juge spécial qui demande aujourd'hui l'extradition de Miguel Peña vers le Chili.
Ce même 29 septembre 2011, la Cour Suprême de Justice a confirmé l'acquittement par la Cour d'Appel de Valparaíso de dix-neuf des vingt-neuf marins accusés d'avoir torturé et assassiné le prêtre anglo-chilien Michael Woodward en 1973…
D'un côté, il y a donc une série de militaires et de civils jugés et condamnés pour assassinats et disparitions et qui n'ont fait aucun jour de prison ou très peu; de l'autre, il y a la réalité de répression et de discrimination subie par des centaines de prisonniers politiques, militants anti-dictature, défenseurs des droits humains, de la justice sociale et des peuples indigènes.
La grève de la faim  restant l'arme ultime pour faire valoir ses droits, en 2005, 26 prisonniers politiques n'ont pu retrouver leur liberté qu'après 74 jours de grève de la faim. Malgré le fait qu'il s'agissait de civils, ces personnes avaient néanmoins été jugées par la justice militaire et la loi antiterroriste leur fut appliquée. Cette législation avait été instaurée en 1984 en pleine dictature: elle reste pourtant toujours d'application. De ce fait, les conditions de détention infrahumaines auxquelles ils furent soumis sont à comparer avec la sollicitude à laquelle ont droit les quelques rares militaires et collaborateurs civils condamnés à purger leurs peines: pour eux sont réservées des prisons dorées (comme par exemple Punta Peuco).
Sans oublier que les prisonniers politiques sont, eux, soumis à de mauvais traitements (y inclus la torture) et qu'ils n'ont pas pu bénéficier de procès impartiaux ni d'une défense juridique équitable. Cas récent : quatorze jeunes, accusés d'avoir placé des bombes. Suite à une grève de la faim, ils ont été libérés après avoir passé un an en prison. Le Procureur a essayé de les condamner pour association de malfaiteurs sans jamais arriver à prouver l'existence d'un quelconque « réseau »; or, il s'agit là d'un des dossiers les plus polémiques de ces dernières années car les avocats ont pu prouver qu'il y avait eu, de la part de l'accusation, fabrication manifeste de fausses preuves. L'illégalité de la majorité des soi-disant preuves avancées par le Procureur ayant été clairement démontrée, les parlementaires Hugo Gutiérrez et Sergio Aguiló ont demandé la démission du ministre de l'Intérieur Rodrigo Hinzpeter et du Procureur (en charge du procès de ces quatorze jeunes) pour « participation à la fabrication de faux »…
 
 
La justice chilienne et le droit international
 
Ces vingt dernières années, les Rapports de multiples organismes de défense des droits de l'Homme ont, de manière récurrente, condamné l'État chilien pour le caractère arbitraire et partial de sa Justice, spécialement dans les affaires à connotation politique. De leur côté, les porte-parole des Nations Unies et de la Cour Interaméricaine des Droits Humains ont recommandé des réformes afin d'adapter le cadre juridique interne afin qu'il se conforme à l'ordre juridique international.
Il faut aussi dénoncer l'application systématique et à tort de la loi antiterroriste qui criminalise les mouvements sociaux et les revendications légitimes des communautés indigènes.
La volonté de l'État chilien de ne pas changer sa politique répressive étant avérée, la Cour Interaméricaine des Droits Humains a pris, en août 2011, une importante décision : elle entend juger le Chili dont l'application de la loi antiterroriste aux Mapuche se traduit par le recours à des témoins masqués (anonymes soudoyés ou menacés), par l'usage de constructions accusatoires fantaisistes de la part des Procureurs et par la violation systématique du droit à la présomption d'innocence.
 
 
La justice internationale et le refus de l'extradition
 
Le cadre juridique institutionnel existant au Chili a déjà été étudié par d'autres États dans le cas de demandes d'extraditions pour des faits à connotation politique. Dans tous ces dossiers, les extraditions ont été refusées par les divers États sollicités. En cause: l'absence de garanties conduisant à des jugements équitables étant donné l'usage de la loi antiterroriste, les limitations et restrictions du droit à la défense et l'importance des peines imposées par l'État chilien.
L'asile politique octroyé à Patricio Ortíz en Suisse en 2005, à Claudio Molina en Argentine en 2002 et à Galvarino Apablaza en Argentine en 2010, illustre bien cette situation. Tous les trois sont d'anciens militants du FPMR et sont l'objet de mandats extraditionnels demandés par le Chili.
Précision importante: Galvarino Apablaza était accusé d'avoir été l'auteur intellectuel de l'attentat contre Jaime Guzmán, la même affaire pour laquelle est poursuivi aujourd'hui Miguel Peña. Or, l'accusation portée à l'encontre de G. Apablaza peut être considérée comme beaucoup plus grave que celle à l'encontre de Miguel. Pourtant G. Apablaza a obtenu l'asile politique en Argentine malgré la gravité de l'accusation dont il a été l'objet et malgré sa qualité de fondateur du Frente Patriótico Manuel Rodríguez. Constatant qu'entre la date de l'obtention de son statut de réfugié politique et aujourd'hui, la justice chilienne n'a pas surmonté son manque d'impartialité, ce cas constitue un précédent à considérer.
 
 
Le Chili n'est toujours pas un État de droit
 
L'existence d'un système juridique toujours fondé sur l'idéologie d'un régime militaire (lequel pérennise l'application de la loi antiterroriste et n'assure pas le droit à la défense ni les normes d'un juste procès) nous font affirmer que les conditions ne sont pas remplies pour que Miguel Peña puisse bénéficier d'un procès correct, impartial, équitable. Nous avons donc de très sérieuses raisons de nous inquiéter pour son intégrité physique et morale.
Nous craignons aussi que son arrestation soit utilisée comme monnaie d'échange contre l'acquittement des assassins et tortionnaires du passé.
Si Miguel Peña est extradé vers le Chili, il sera jugé selon des lois mises en place sous un régime d'exception par le sénateur Jaime Guzman afin de pérenniser la dictature militaire et réprimer le peuple chilien. C'est-à-dire que la justice chilienne sera juge et partie contre une personne innocente.
Ces dernières années, un mouvement de solidarité pour la défense des droits humains au Chili s'est formé en Belgique, comme dans d'autres pays européens. Miguel a activement participé à ce mouvement en faisant (entre autres) partie des grévistes de la faim qui, lors de l'arrestation de Pinochet à Londres, ont demandé son extradition vers l'Espagne. Extradition qui n'a pas eu lieu, le dictateur ayant été renvoyé vers le Chili où il ne fut ni jugé ni condamné. Jamais.
L'engagement politique et social de Miguel dans un contexte historique déterminé, peut être assimilé à l'engagement des résistants européens face au régime nazi.
Se sachant poursuivi et recherché par la justice chilienne, Miguel s'est réfugié en Belgique il y a déjà 13 ans où il a demandé l'asile politique sans réponse positive à ce jour. Malgré les difficultés liées à son statut précaire, il a pu développer chez nous une vie sociale, professionnelle et affective normale, s'intégrant de manière transparente à la société belge.
Au vu de tous ces éléments ci-dessus évoqués, nous demandons aux autorités compétentes d'octroyer l'asile politique à Miguel Peña car nous reconnaissons en lui un résistant à la dictature. Tout comme les milliers d'exilés politiques accueillis par la Belgique durant «les années Pinochet» ou comme les dizaines de prisonniers politiques, arrivés au début des années 90, dont les peines de prison furent changées en peine d'exil.
 
Nous appelons tous les défenseurs des causes justes à se solidariser avec notre ami et camarade en danger d'extradition.
 
Bruxelles, Decembre 2011
 
GANE - Miguel Pena Moreno
Grupo de apoyo no a la extradicion
Groupe d'appui non à l'extradition "GANE"
 
CRER / Tel : 0474 08 85 35
Soutien au N° Triodos  :  523 - 0801898 - 74